DES PLACKS PORTES.
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et si le secours tardoit trop, plutot quede se rendre et d’accepter la paix. Lespeuples de l’Auxois, qui les r.voient re-pus dans leurs villes, furent obligesd’en sorlir avec leurs femmes et leursenfans, et s’etant approches de nos li-gnes en pleurant , dcmanderent ins-tamment d’£tre faits esclavcs pour dupain; mais Cesar mit des gardes surlerempart pour empÄcher qu’on ne lesreQiit.
» Cependant Gonnus et les autreschefs ä qui le conwaandement generalavoit 4te donne, arrivent ä Alise avectoute l’armee, et vont se posier surune hauteur hors de laville, environä einq cents pas de notre camp, Lelendemain toute leur cavalerie desccnd,et couvre toute cette plaine de troismille pas dont on a parle, l’infanteriese tenant cachee sur les hauleurs, äquelque distance de lä. Comme de laville on decouvrait toute la Campagne,les assidges ayant apergu le sccours,sortent avec empressement pour se fe-üciter les uns les autres, et pour se re-jouir ensemble de leur arrivee. Enmöme temps ils se rringörent en ba-laille sous les mursde laville, comble-rent sur-Ie-champ le fosse de claies etde fascines, et se preparerent ä unesorlie sur nous, et ä tout dv^nement.
» Cesar, apres avoir placö son armeesur l’une et sur l’aulre ligne de cir—convallalion et de contrevallation, afinqu’au besoin chacun connüt le postequ’il devoit occuper et s’y tint, fit sor-tir sa cavalerie pour escarmouchercontre celle des ennemis. De tous lescamps on 'oyoit ce qui se passoit dansla plaine, parce qu’ils etoient sur deshauleurs; ce qui rendoit tous les sol-dats attentifs ä voir quelle seroit l’issuede cette escarmouche. Les Gaulois avoient jete quelques archers et quel-ques gens armes ä la legere dans leurs
escadrons de cavalerie, pour la soute-nir si eile plioit, et pour arröter l’im-petuosite de la nötre. Ils blesserentd’abord plusieurs de nos cavaliers, quifurent obliges de se retirer. Les Gau-lois, qui virent nos gens pousses par legrand nombre des leurs, se crurent as-sures de la victoire : dans cette persua-sion, too de conccrt, tant ceux quietoient dans la ville que ceux quietoient venus au secours, jetoicnt desgrands cris de joie pour encouragerleurs gens. Comme les dcux campsetoient temoins de ce qui se passoit,et que les belles actions non plus queles lAches ne pouvoient ßtre cachees,chacun eloit anime ä bien faire par ledesir de la gloire et sur la crainte de l’i-gnominie. L’action avoit presque dejädure depuis midi jusqu’au soleil cou-cbe sans qu’il y eüt rien de decisif,lorsque les Allemands, scrres tous en-semble en un gros escadron, tombö-rent sur les ennemis et les poussörent;les ayant mis en fuite, ils enveloppü-rent leurs gens de trails et les taillerenten pieces. Dans les autres quartiers,nos gens pousserent aussi les ennemiset les poursuivirent jusqu’ä leur campsans leurdonner le temps dese rollier.Ceux qui dtoient sortis de la ville, af-fliges de cette defaite, et ne comptantpresque plus sur la victoire, se rcnfer-merent dans leurs murailles.
» Les Gaulois n’ayant point paru enbataille tout le jour suivant, preparö-rent pendant ce temps quantitd declaies, d’echelies, de crocs; et etantsortis vers minuit cL leur camp, sansbruit, ils se coulerent jusqu’aux re-tranchemens que nous avions vers laplaine; ensuite, poussant tout d’uncoup un grand cri pour avertir les as-sieges de leur arrivee, ils se metlent äjeter leurs claies, et ä coups de fron-des, de flaches et de pierres, txavail—