DE LA DEFENSE
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8° Tout common da nt d’une placeassiegee, qui, Sans avoir pris l’avis, ouconlre le vceu de la majorile du Con-seil militaire de la place (auquel de-vront toujours 6tre appcles les officiersen chef del’arlillerieetdugenie), auraconscnti ä la reddilion de la placeavant que l’ennemi y ait fait brecliepralicable, ou qu’eile ait soutenu unassaut.
Arrele du Directoire e.vccutif, du IGmessidor de Van Vll de la republiquefruncaise.
AKT1CLE PREMIER.
Tout commandant de place forte qui,ä dater de l’ouverture de cette Campa-gne , aurait capitule avec l’ennemi,pour rendre une place qui lui etaitconliee, sans avoir force les attaquansde passer par les travaux lenls et suc-cessifs des sieges, et avant d’avoir rc-poussc au moins un assaut au corps deplace sur des brechcs praticables, seratraduit devant un conseil de guerre,pour y 6tre juge conformement auxlois.
ART II.
Les membres du conseil de guerrequi auront signe ces honteuses capitu-lalions, et ceux qui, ayant droit d’yassister, n’auraient pas proteste contre,scront dgalement traduils au conseilde guerre, pour y ötre juges confor-mement aux lois.
ART. III.
Le ministre de la guerre designerale conseil de guerre qui devra connat-tre de ces delits, et demeure Charge del’execution prompte du present arröte. ]«{Ui sera imprime au bulletin des lois,
| CHAP1TRE PREMIER.
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Instruction pratique parrexemplc.— Sectioni.Exemplcs tirtfs de l'histoirc ancicune.— Sec-tiox n. Exemplcs lir<5s de l’liisloire mo-derne.
Chacun sait que, dans les Sciencespraliques, les exemples sont prefera-bles aux meilleurs preceptes; c'estpourquoi j’ai pense que pour remplirl’objet de cette seconde partic, il con-venait d’en consacrer le premier cha-pilre ä la notice des sieges les plus fa-meux, tant de l’antiquitö que des tempsposterieurs. Ce chapitre dtant fortetendu, je le diviscrai cn deux sec-tions; la premiöre conliendra la noticedes sieges anciens; et la seconde, cellcdes sieges modernes, depuis Charle-magne. Ces nolices sont extraites pres-que litteralement de divers historiens.
Non-seulement chacun de ces precisest une lepon pratique imporlantepour l’art defensif, et sous ce rapport ilcontribue essentiellement ä remplirl’objct de cellc seconde parlie; maisces mömes precis, par leur reunion,formentpour la guerre des sieges, failsavec les armes anciennes, ou du moinsavec le concours d’un fort petit nom-bre d’armes ä feu, ce que sont pources dernieres armes les journaux quiont servi de base aux calculs dont nousavons parle dans le chapitre VI de lapremicre partie. Elles ddmontrent in-vinciblement combien ces premibresdefenses sont superieures aux derniö-res, et par consequent combien il estavantageux pour les assieges de rame-ner tout au combat de l'arme blanche,et de reduire 1’ennemi ä la necessited’attaquer toujours de vive force, con-formement au principe que nous eta-| blirons dans le chapitre III de cettei seconde partie,