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Tome cinqième.
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OES PTÄCKS PORTES,

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Ce Systeme comprend le tracd, le re-lief, le commandement et le deöle-ment. A chaque pas que l’on fait ensuivant les remparts, il faut fixer sonattention sur chacundes points princi-paux. Parrapportau tracd, il faut exa-miner si toutes les parties sont vues etsuffisamment flanqudes, si les parapetset terre-pleins sont assez larges, s’il ya tnoyen de caser quelques pidces d’ar-tillerie que Tcnnemi ne puisse aperce-xoir ou contrebattre, et surtoutsi Tonpeut se procurer quelques revers surles glacis ou quelques tires-en-brdche.Par rapport au relief, il faut examinersi l’on ddcouvre bien la Campagne, siles magonneries sont bien couvertespar les glacis, si les parapets sont assezliauts pour couvrir les tirailleurs, si lesfossds sont profonds, etprincipalementsi le mur d’escarpe est assez dlevd pourölre a l’abri de 1’eScalade et des atta-ques de vive-force. Par rapport aucommandement, c’est de considerersi les pidces sont placdes, suivant lesregles regues, bien en amphithdcttre,pour que celles du dedans dominentconvenablement celles du dehors. Gelteregle, cependant est rejetde commetres mauvaise, par de savans militai-res : M. de Saxe la rdprouvait absolu-ment; on ne peut se dissimuler sesgraves inconveniens, qui sont qu’au-cun coup tird par l’assidgeant n’estperdu, qu’au contraire on ne peutsouvent faire usage de ceux de laplace, crainte de tuer les ddfenseursqui sont dans les ouvrages avancds;enfin, qu’on ne peut ddrober les ou-vrages intdrieurs aux batteries eloi-gndes, principalement aux atteintes duricochet, d’oü rdsulte que des le Pre-mier jour de la tranchde ouverte, lesfeux de la place sont presque tous dd-montds. Aussi plusieurs officiers dugdnie ont-ils proposd de ne donner au-

cun commandemenr cru crecranä au de-hors, ou indine de le prendre en senscontraire, et leurs raisons sont trdsfortes. Enfin, par rapport au ddfile-ment, il faut bien examiner si sur leterre-plein des ouvrages on n’est pointaper^u du dehors. Ce ddfaut qu’oncroirait, d’apres les premiers princi-pes de la fortification, ne devoir serencontrer nulle pari, est au contrairetres coinmun , et c’est un de ceux quimeritent le plus toute l’attention desofficiers du gdnie.

Au surplus, il ne mut pas se trgnrerqu’on ne saurait se ddfendre que surune enceinte bastionnee. La meilleuredefense est d’abord une bonne mu-raille haute et bien revdtue, qu’on nepuisse escalader ni empörter d’emblde.Car il faudrait necessairement y fairebröche, et ces brdches formeront desetranglemens que leur position rendtoujours susceptibles d’une vigoureusedefense. « Remarquez (dit le gendrai» d’Arfon) que ces flanquemens com-» passes dont on fait tant de cas dans» les dispositions du cabinet, ne pro-» duisentdans lesactionsque desavan-» tages bien faibles et souvent illusoi-» res : on voit en effet dans chacun de» ces ouvrages, qui, de loin ou de prds,» participent ä la crise d’une attaque ,» qu’il existe une sorte d’dgoi'sme, du-» quel il rdsulte qu’on s’intdresse infi-» niment moins ä la süretd de ses voi-» sins qu’a la sienne propre. »

C’est pour ces mdmes raisons qu’il nefaut pas non plus trop s’efifrayer dumot d’angles morts. La plupart de caangles n’ont aucun danger, soit parcequ’ils sont ä peu prds inaccessibles parles fossds pleins d’eau ou leur granddloignement du lieu des attaques, soitparce que ’.’ennemi peut toujours dd-boucher en force de trds prds sur cenvqui voudraient les insolier. Tt-> r >•<