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le moyen-öge, on en employait trespeu ä la guerre des sieges; qu’enfin ,au petit nombre de defenses brillantesqui ont eu lieu dans les temps moder-nes, les assiögös n’ont regarde les ar-mes ä feu que comme des moyens se-condairesjqu’ilsfondaientleurs moyensprincipaux sur l’emploi de l’arme blan-cheset les combats corps i corps. C’estpai' ce genre de combats que, dans lecours d’un siöge, le möme ouvrageötait pris et repris nombre de fois ; cequi est la vraie maniöre d’en prolongerextraordinairement la duree, et d’e-puiser lesforcesde l’ennemi.
Or, la bravoure est plus nöcessairesans doute, dans le combat corps äcorps, que dans celui des armes ä feu,soutenu derriöre un parapet; ainsi,quoique les troupes soient aujourd’huiaussi braves qu’elles l’aient jamais ete,c’est bien reellement parce qu’on nefait pas jouer 4 leur bravoure, dans ladefense des places, le möme röle qu’au-trefois, le möme röle qu’on lui faitjouer encore dans la guerre de Campa-gne, que les defenses modernes sontinförieures ä ce qu’elles etaient; et ildemeure prouve, comme on l’a dit ci-dessus, que ces deux elemens, la bra-voure et l’industrie, qui, pris söparö-ment, ne sauraient suffire, peuvent,au contraire, tout, lorsqu’ils sont com-bin6s; qu’alors ils se multiplient, pourainsi dire, Tun par l’autre, et qu’ilsproduisent des resultats superieurs äceux de l’attaque elle-möme.
II demeure egalement prouve, parsuite de cette maxime, que si les ar-mes ä feu sont les plus favorables 4l’assiögeant, les armes blanches, aucontraire, sont les plus favorables äl’assiege; et que celui-ci doit, autantou’il le peut, ramener le Systeme ge-neral de sa döfense 4 une sörie non in-terrompue de coups de main, En effet,
que peut-il y avoir de plus insignifiantqu’une döfense qui se borne 4 faire unfeu conti nuel sur des tranchees oü l’onne voit personne, et 4 se retirer 4 me-sure que l’ennemi avance, au moyende la sape dans cette tranchee cou-verte? N'est-il pas evident que celui-cimarche presque sans aucune perte, etqu’il execute ses travaux presque aussivite que si l’assidge ne tirait pas unseul coup? C’est cependant sur cettepretendue defense qu’est calculee ladurde du sidge dans les principes deM. de Cormontaingne et de ceux quiprofessent sa doctrine; aussi, de leurpropre aveu, toute la perfection qu’ilsont pu ajouter au traed de M. de Yau-ban, se rdduit ä une Prolongation desept ä liuit jours au plus; ebetive amd-lioration, que mßme on leur conteste,et qu’ils achetent par un surcroit dedepense. Convenons que ce n’est pointen tirant force balles dans les parapetsd’une sape, qu’on peut en arröter lesprogres; mais que c’est en attaquantde vive force la töte de cette sape, entuant les travailleurs qui y sont sansdefense, et qui ne peuvent ötre quefaiblement soutenus par les fusiliersqui sont derriere eux; c’est, dis-je, enharcelant perpetuellement cette tötede sape, soit par de petits dötachemensqui tombent dessus ä l’improviste, soiten y jetant sans cesse des grenades,soit en la faisant sauter par de petitesfougasses. Ainsi l’art doitse dirigeres-sentiellement vers les moyens de logerces petits dötachemens ä couvert, auplus pres de ces tötes de sape, et d’enassurerla retraite.
Autrefois on n’attaquait guere quede vive force; on se defendait de mö-me, et les plus mauvaises places te-naient des annees entiöres; aujour-d’hui les attaques se font pied a pied;la defense snit le möme procedö, et <e*