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Tome cinqième.
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DES FLAUES FORTES.

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ter reffet des feux verticaux qui doi-vent le dötruire; qu’enfin il est impor-tant surtout d’y joindre la guerre sou-terraine, qui coüte fort peu d’hommes,afin de gagner du temps et d’arröterl’ennemi, le plus possible, sous la gröledes bailes.

Ce genre de döfense a encore celade particulier, que l’assiögeant ne peutuser de röciprocite envers l’assiege;car celui-ci laisse agir ses inortiers qui»ont sous des blindages, en se tenantlui-möme sous les abris de la place;tandis que l’assiögeant est oblige decheminer ä ciel ouvert, et de conser-ver toujours dans ses tranchöes unnombre d’hommes süffisant pour lesgarder contre les sorties imprövues del'ennemi.

Je n’ai supposö que six mortiers enactivite ; on peut en meltre beaucoupplus, et les placer ailleurs qu’aux pointsindiques : par exemple, dans les Pre-miers jours, on peut les mettre sur lessaillans du chemin couvert, et pendantles derniers, sur la courtine ou le mi-lieu de la tenaille. Le lieu le plus con-venable pour enfiler les branches duchemin couvert est sur les deux facesde la demi-lune, aux points oü eilessont rencontrees par le prolongementde la cröte du chemin couvert des bas-tions; et, sur les faces des bastions,aux points oü eiles sont rencontröespar les prolongemens de la cröte duchemin couvert de la demi-lune. Enplapant deux nouveaux mortiers ä cha-cun de ces quatre points, on en auraen tout quatorze, qui couvriront sanscesse tout le glacis de projectiles, et nepermettront certainement pas quel’ennemi s’y etablisse.

On peut aussi suppleer aux mortiersde douze pouces par d’autres de dix oude huit, par des obusier3, ou mömepar des pierriers qu’on chargerait, si

l’on veut, de balles. Ces bailes ne de-vantötre portees qu’ä cinquante toisesau plus, la Charge de poudre serait trespetite, fatiguerait peu les pieces, etn’occasionnerait que peu ou point derecul, ce qui en rendrait le Service fa-cile.

Enfin on peut, comme je l’ai dit aucommencement, employer de simplesfusiliers qu’on exercera ä tirer scusl’angle d’a peu pres quarante-cinq degres, et qu’on pourra placer, soit le longde la courtine, soit dans les fosses, au-pres des angles flanques, vis-a-vis descapitales, oü l’on pourra möme, si l’onveut, ötablir des blindages pour les fu-siliers.

En se servant des mortiers, pierriersou obusiers, il sera necessaire de faireauparavant quelques coups d’epreuve,pour rögler les portees, et faire varier,au besoin, l’angle du pointage.

11 me reste ä dire un mot sur la de-pense qu’entraine ce nouveau mode.Comme il s’agit seulement ici de sixmortiers, ou, si l’on veut, de douze ouquinze, qui tirent de quart-d’heure enquart-d’heure, avec de tres petitescharges de poudre, et que cela dispensede tirer grand nombre d’autres piecesd’artillerie, il est evident que l’econo-mie en argent, aussi bien qu’en hom-mes, est un nouvel avantage de cettemethode. Quoique j’aie supposö lesballes faites de fer battu, comme lescharges de poudre seront fort petites,il est possible que les balles de ferfondu puissent resister aux chocs sansse briser, ce qui öpargnerait conside-rablement sur la döpense; mais, ensupposant le contraire, ce que l’expe-rience peut apprendre facilement, ilne serait pas necessaire, pour cela,d’avoir de grandes provisions de ferbattu; il suffirait d’avoir des barres or-dinaires de fer carrö, depuis huit jus-