DE LA DEFENSE
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II nous reste ä savoir combien dedächarges on peut faire dans les vingt-quatre heures, tant du jour que de lanuit.
Je suppose que de chaque mortier,on tire Cent coups par jour; ce qui faita peu pres an quart-d’heure d’inter-valle d’un coup ä l’autre. Puisque lesbatteries mettent horsde combat vingt.hommes ä chaque dächarge, il y aurapour chaque jour, depuis l’ätablisse-ment de la troisiöme batterie, deuxmille hommes hors de combat, et parconsäquent, pendant lesdix jours com-pris jusqu’ä l’attaque desbröches, vingtmille hommes.
La force de la garnison a ete sup-posee de quatre mille hommes; sup-posant donc l’armäe assiegeante cinqfois aussi forte, eile se trouvera devingt mille hommes, c’est-ä-dire qu’ellesera entiörement dätruite, avant seu-lement que d’ötre en mesure d’insulterles bröches.
Si la garnison ätait plus forte, l’en-nemi perdrait des siensen proportion,de sorte que pour une garnison de dixmille hommes, il en perdrait cinquantemille par la seule action des feux ver-ticaux, independamment des autresgenres de defense et des maladies.
Je n’ai supposä que dix jours depuisl’etablissement de la troisieme paral-lele jusqu’ä l’attaque des breches; maisquelle est la place qui n’en exige pasle double ou le triple? Or, le nombred’hommes perdus par l’assiägeant de-viendra aussi double ou triple; maisj’ai voulu prevenir tous les sujets decontestation, en adoptant le minimummöme des calculs que j’ai refutes ail-leurs. Par cette möme raison, j’ai sup-pose que chaque mortier ne tiraitqu’un coup par quart-d’heure, quoi-qu’on puisse facilement lui en fairetirer le double saus echauffier la piece.
il est donc impossible de reduireune place quelconque, soit petile, soitgrande, defendue de cette maniere, ämoins qu’on n’invente quelques nou-veaux moyens d’attaque, quoique cesmoyens soient aujourd’hui regardes.comme parvenus au maximum de leurperfection.
Si l’assiegeant, pour se soustraire äcette pluie de balles, essaie de che-miner sous des blindages, on oonQoitqu’ä la moindre sortie, il sera mis dansla plus grande confusion; car com-ment se dägagera-t-il de ces longuesgaleries blindäes pour faire töte ä I’as-siögö? Comment reparera t-il, ä cha-que fois, le desordre occasionne dansses logemens? Comment empöchera-t-il qu’on ne les culbute ou qu’on neles brüle? Et oü trouvera-t-il une assezgrande quantitö de bois pour sulBre äun semblable travail, abstraction faitedu temps enorme qu’il faudrait pourl’exöcuter.
Si l’assiögeant prend le parti de che-minersous terre, en se bornant ä atta-quer par les mines, il se räduira de lui-möme ä une condition pire que cellede l’assiegö, qui a ses contre-minespreparees; il ne pourra plus avoir debatteries, au moins rapprochees, puis-qu’elles ne seraient plus gardees. L’as-siegä conservera donc tout son feu, etil est ävident qu’un pareil siege estimpossible.
Observons que la garnison n'estpoint du tout exposäe, ni fatiguee paice nouveau genre de defense; qu’ellaroule tout entiäre sur quelques com-pagnies de bombardiers; qu’il n’y a nicanons demontös, ni aöutsbrises; qu’ils’agit seulement de seconder cetteopäration par des sorties faites ä pro-pos, pour inquiäter l’ennemi, et leforcer d’avoir toujours graud monde äla garde des tranchees, afln d’augmt'ji*