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Tome cinqième.
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retirades mdthodiques lixdrent l’6poque prdcise de la capitulation pourchaque ordre de forteresse; que ce ne fut plus l’art de defendre lesplaces qui fut enseigne dans les 6coles, mais celui de les rendre hono-rahlement, aprds certaines formalitds convenues.

Une rdflexion bien simple aurait dü cependant faire reconnaitrede suite le peu de soliditd des bases de ce calcul; c’est qu’il est fetablien principe dans l’art militaire, et prouvd par un grand nombred’expdriences, que toute place qui peut 6tre ravitaillde ä volonte,comme le sont ordinairement les ports de mer, est toujours tr6s dif-flcile ä prendre, quel que soit d’ailleurs le trac6 de sa fortification. IIn’est donc pas vrai que ce trace soit le seul ni m6me le principal 616-ment de la d6fense. C’est au contraire un 616ment tres secondaire; leprincipal, comme on le voit par le fait qt;e nous venons de rapporter,consiste dans la force de la garnison et le mat6riel des approvisionne-mens.

M. de Montalembert, qui n'6tait point astreint ä la discipline desofficiers du g6nie, ressuscita le syst6me des casemates qu’avait vouluintroduire M. deVauban, mais surdes bases diffdrentes et beaucoupplus 6tendues; elles ne furent plus dans sa fortification une espdced’accessoire, mais le principe fondamental de toutes ses constructions;il prouva par de grandes expdriences, que les d6fauts qui les avaientfait proscrire pouvaient 6tre corrigds, et que fusage en 6tait facile.Cette ddcouverte fit dpoque, eile fut combattue avec d’autant moinsd’urbanitd par les antagonistes de M. de Montalembert, que la raisonn’6tait pas de leur cöt6.

Mais M. de Montalembert, quoique d’un esprit inventif, ne tira desa ddcouverte aucun parti avantageux, et les applications qu’il en fit4 la composition d’un grand nombre de systemes, ne furent pointheureuses. II se fia trop ä la multitude de ses feux casematds pourempdcher les approches de l’ennemi; il ne les deroba point aux batte-ries de la Campagne , qu’il pretendit faire taire avec les siennes; sans