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DJSCOÜRS PRiLlMlNAlSl.
mune que la ohose est impossible. M. de Yauban lui-mfime, obligöde changer de röle sur la fin de sa vie, et de chercher de nouveauxmoyens de defense, n’a laissfe sur cela qu’un petit nombre d’idfeeseparses; et les travaux qu’il fit exöcuter alors, portent le caractöred’imperfection de tous les arts naissans. Sa mßthode des attaques avaiteu pour objet et pour rfesultat, de ne pas laisser sur les remparts unseul point qui füt habitable pour les d6fenseurs, oü l’on püt conser-ver une piece d'artillerie. II voitlut alors rendre ä VassUgi ce qu'ilIni avail 6td; il renouvela, pour le mettre ä couvert, l’emploi descasemates qu’on avait abandonnßes, il en fitetablir d’une constructionparticultfre ä Landau et 4 Neufbrisach; mais elles n’atteignirent qu’im-parfaitcment le but qu’il s’fetait proposfe, et laissörent seuleinent voirquelles avaient 6t6 ses intentions.
Ses disciples, au nombre desquels M. de Cormontaingne tint lepremier rang, tout en affectant laplus scrupuleuse fidölitfe aux prin-cipes de leur maitre, exclurent ufeanmoins pr6cis6ment celui de cesprincipes, que M. de Vauban avait regardfe comme seul capable derfctablir l’6quilibre perdu; les casemates furent abandonnfees de nou-veau, et d£cid6ment bannies des fortifications modernes. On imaginaun nouveau Systeme qui fut annoncfe comme une simple modificatioude celui de Neufbrisach, quoiqu’il en difffcrat par ce point essentiel;on ötablit des formules pour calculer la duree probable des siöges,suivant la nature de leur trac6 seulement, et sans y tenir aucuncompte, ni des actes de vigueur que peut faire une garnison, ni desmoyens que peut procurer la disposition des ouvrages, soit pour fa-voriser les coups de main, soit pour mettre l’artillerie ä couvert; ond6cida, d’apr£s ces formules, qu’on avait atteint le maximum de laperfection, et il fut en quelque sorte interdit d’autoritfe aux jeunesolficiers du g6nie, de se livrer ä de nouvelles recherches sur la m6mequestion. C'est ainsi que cette branche de la Science militaire devintune sorte de transaction tacite entre l’assi^geant et l’assiege; que des