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DISCOÜRS PREUMINAIRE.
quelques travaux du morneut, multiplier et agrandir ces ddbouch6ssuivant les localitfes, et suppiger aux casemates par des blindages. J’aidiscutö au long, dans l’ouvrage mkme, ees dbfauts et beaucoupd’autres qui sont inhörens ä la fortification actuelle, et j’ai proposb lesmoyens d’y remfedier, seit dans le cas de forteresses neuves a cons-truire, soit dans le cas oii il s’agit seulement de corrections ou de mo-difications ä faire aux anciennes places. Dansce Discours pröliminaireje me borne k ce qui regarde l’acte m6me de la döfense proprementdite, sans m’occuper des constructions. J’observerai seulement quedans le Systeme de fortificatious appelb moderne, bien loin de rernb-dier aux deux dfefauts majeurs dont nous venons de parier, on n’a faitque les aggraver: 1° en en proscrivant absolument les feux couverts;2° en multipliant les barricades qui süparent l’assiögb de son ennemi,de sorte que les retours offensifs sont devenus encore plus difficilesqu’autrefois. On y est donc röduit, pour toute defense, au feu directdont nous avons fait voir la presque nullitb. Aussi on peut accor-der k M. de Cormontaingne, que ses calculs, fondfes sur cette hypo-thbse, sont r&ellement applicables k son propre systfeme, dont ils dfe-montrent la faiblesse; mais ils ne le sont nullement au nouveau modequ’il n’avait pu prfevoir dans ses formules, absolument 6trang£res k1’alternative des deux moyens essentiels sur lesquels estfondb ce nou-veau Systeme de döfense.
Ce sont les dfeveloppemens de ce que nous venons de dire, lespreuves d6taill6es, les applications, les diverses consbquences qui endferivent, qui font le sujet de l’ouvrage que j’ai entrepris; ainsi pourfixer les idees sur le but pr6cis de cet ouvrage, et afin qu’on n’y cher-che pas ce que je n’ai pas eu la prötention d’y mettre, je dirai quec’est simplement Texpose des changemens qui me paraissent devoir6tre faits aux milhodcs actuellement pratiquees dans la construclionet la difense des places. Tel est le cercle dans lequel je me suis ren-ferm6; mon but n’etant pas d’enseigner ce qui se fait, mais ce que je