DISCOÜRS PRELTMINA1RE.
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crois qui doit se faire (1). Ce que j’ai dit de plus n’est que pour lahaison des idöes, et pour mettre de l’ensemble dans les principes. (Quelque certaines, au surplus, quelque palpables que soient /es v6-ritds que je viens d’6tablir, ce serail mdconnaitre la raarche ordinairede l’esprit humain, que de penser qu’elles seront accueillies saus’ ‘dprouver de longues contradictions; eiles auront le sort de toutes iesautres vdrilös; eiles seront long-temps repoussdes, elies le sont d'a-rance. La force seule des choses en am^nera un jour l’adoption plusou moins tardive.
« La coutume, dit le general Lloyd, est un tyran plus impferieux» que tous los despotes de FOrient. II n’y a point d’argument direct» qui puisse arracher des esprits une opinion bien ou mal fondße;
» c’est au temps seul, aide de quelques circonstances favorables, ä la» sdcber dans ses racines. On se donne bien de la peine, pour ne» gagner que de la harne, quand on entreprend de demontrer 4 un» homme qu’il cst dans l’erreur, et que son opinion est absurde, »
Ces observations du general Lloyü, quoique faites avec un peu d'ai-greur, n’en sont pas moins vraies et de tous les pays.
Quelques objections m’ont 6te faites sur les premi&res editious; j’airdpondu en peu de mots dans celle-ci a ces objections, qu’il m’eütsuffi peut-6tre d’enoncer, pour en faire sentir la petitesse et le ridicule.
Mais il en est une sur laquelle je me crois obligö d’entrer ici dansquelques developpemens, parce qu’elle a seduit des persoriucs debonne foi, et je reconnais qu’en effet, je n’avais pas donnd sur cela,dans les premißres editions, des explications süffisantes. II s’agitdu sa-arifice d’hommes qu’exige en apparence le nouveau mode de defenseproposd. Ce sacrifice, au contraire, comme on va le voir, n’est pas, ä
(1) Ceux qui veulent connaitre ä fond ce qui se pratique röellement aujcurd’kuidans la construction, l’attaque et la defense des places, ne peuvent mleux faire quede consulter l’ouvrage de M. de Bousmar«, en quatre volumes in-4% avec un atlas in-foAt> de pianches.