niSCOURS PRELIMINATRE.
II n’y a aucune contradiction ä poser, en principe, qu’une place nedoit jamais se rendre, tant qu’elle est pourvue d’hommes, de vivres etde munitions, et 4 fixer nöanmoins, pour terme de la döfense, l’ou-verture de la bröche au dernier retranchement. C’est qu’en effet, cettebröche ne peut jamais avoir lieu, si la place est bien döfendue; car,pour faire bröche au retranchement, il faut que l’ennemi dresse sabatterie sur l’enceinte du corps de place. Or, cette baiiene sera ou nesera pas soutenue; si eile n’est pas soutenue, eile doit ötre enlevöesur-le-champ, d’un coup de main, par la garnison; et si eile Test,eile sera öcrasöe, ainsi que le dötachement qui la soutient, par lesfeux verticaux sans nombre, qui doivent ötre blindös ou casematösderriöre le parapet du retranchement. C’est la bröche au corps deplace qui doit ötre döfendue a toute extrömitö; en la döfendant ainsi,on empöchera qu’il n’en soit tait une au retranchement, et le salut deshabitans ne sera jamais compromis. En posant donc, en principe, quela place ne doit point se rendr^, on ne fait qu’imposer aux comman-dans rObligation de la döfendre avec toute la bravoure dont ils sontcapables, et avec tous les moyens d’industrie dont ils ont pu acquörirla connaissance, par une constante application ä des devoirs d’une sihaute importance.
II serait trop long de faire voir ici combien, sous divers autresrapports, le nouveau systöme de defense öpargne de rigueurs et dedövastations gratuites. ,1’observerai seulement, et c’est ce qu'il y a deplus remarquable ä cet ögard, que comme il concentre toute la ddfensesur le.glacis möme, il n’exige plus ni le rasement des maisons quisont au-delä sous le canon de la place, ni l’incendie desfaubourgs (l) t -que l’expulsion möme des bouches, appelöes inutiles, n’est plus uns