MSCODRS PRELIMINA1RE.
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mon ouvrage. C’est dansla premiöre de ces deux parties que i’ai cil6une multitude d’exemples de sidges anciens et modernes, pour faireconnaitre combien le premier de ces Siemens influe sur la ddfensedes places, combien il est fecond en ressources, combien il pr6te desecours ä l’industrie elle-m6me.
Ce serait cependant prendre le change, que de considerer cesexemples comme des regles ä suivre liUdralement. 11s ne sont tels nisous le rapport de l’industrie, ni möme sous celui de la bravoure.Sous celui de l’industrie, quoiqu’ils sugg^rent une foule de stratag£-mes toujours utileo, lls offrent neanmoins, en gduferal, des procddüstrop infferieurs ä V6tat des connaissances actuelles; sous celui de labravoure, ils n’offrent point une conduite suffisamment temp6r6e pourles moeurs de notre sitele; ils se ressentent de la barbarie que lescordons de places fortes ont eux-mßmes infmiment contribufe ä bannirde l’art militaire. L’opinion gdnerale se rdvolterait contre les fureursqu’ont souvent inspirdes, dans la defense des places anciennes, l’aveu-glement des prfetentions et les haines personnelles. Ce n’est plus lä ducourage, car lc courage est gfcnfereux; il sait faire le sacrifice de sesressentimens, et reconnaitre les lois de la necessitfe.
La ligne de demarcation qui existe entre la bravoure, qui fait lagloire des bdros, et la ferocitd, qui d^shonore les faux braves, esttracee dans les cceurs. Les lois positives, qui doivent toujours dtre lesinterprßtes de l’opinion des sages, la ddterminent clairement; ellesassignent le terme auquel un gouverneur peut se rendre, ei je diraim6me qu’alors il le doit; car elles ne l’autorisent point ä faire 6gorgerla population d’une ville confi6e 4 sa surveillance. Elles ont marqudl’ouverture du dernier retranchement pour le terme de la capitulation;mais elles exigent de lui qu’il se hate de faire ce retranchement, etqu’il ddfende tout ce qui est en avant jusqu’d son dernier soupir. Laloi exige des dßfenseurs tout ce qui est dans l’ordre des choses possi-bles; exiger plus qu’elle, c’est vouloir qu’elle ne s’exßcute pas.