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Tome cinqième.
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722 SUR I.A FORTIFICATION PRIMITIVE.

hauteur, est ce que j’appellerai mur decontrexcarpf.

Derriere le revötement du corps deplace, que je suppose crenelö et de sixpieds d’epaisseur, est le rempart enterre. composö d’un chemin des ron-des, d’un parapet et d’un terre-pleinpour l’artillerie. Le chemin des rondesa douze metres de largeur, et sonterre-plein est de douze pieds au-des-sous du sommet de revetement; lacröte du parapet en terre, qui est der-riere, est elevöe de vingt-quatre piedsau-dessus du terrainnaturel,outrente-six pieds au-dessus du fond du fossö;la largeur de son terre-plein est detrois toises ou six metres, et son talusexlerieur est ä terres roulantes. Aupied de ce talus, dans le chemin desrondes, regne un contre-mur de neufpieds de hauteur et trois pieds d’epais-seur pour arröter les projectiles quipourraient tomber sur le talus, et pourles empßcher de roulerdans le chemindes rondes. Le terre-plein pour l’artil-lerie est suppos6 de quinze ou seizemetres de largeur, et huit ou neufpieds au-dessous de la cr6te du para-pet; derriere ce terre-plein sont sup-poses son talus etses rampes. On com-munique du pied de ces talus inlerieursau fond du fossö du corps de place pardes poternes.

Comme le canon placö sur ce terre-plein est peu ou point exposö au rico-chet, ä cause de sa forme circulaire,les pieces en batterie ne peuvent guerefitre atteintes autrement que par labombe. Une fois que ces pibces sontetablies, eiles ne sont sujettes ä aucundeplacement, ä moins que , par ha-sard, quelques-unes d’entre elles neviennent ä 6tre demont^es, et qu’il nefaille en amener d’autres ä leur place.

Le chemin des rondes forme unebatterie hasse qui feit tont !' !, u:r. ri

dans laquelle on etablit une ranglecontinue de mortiers et de pierriers.On communique de plain-pied de l’in-terieur de la place ä cette batterie hassepar des passages souterrains pratiquössous le rempart en terre; ce qui rcndfacile l’approvisionnement de cettebatterie continue. Les cr^rteaux percdsdans le rcvötement qui c »uvre le che-min des rondes servent pour les fusi-liers et grenadiers, lorsqu’on suspendl’action des mortiers et pierriers. Cerevßtement n’etant, par la construc-tion, eloigne que de vingt metres dela cröte du premier couvre-face, il estEvident qu’on peut ddfendre ce couvre-face, depuis le chemin des rondes, pardes grenades jet^es ä la main; le se-cond couvre-face est döfendu de lamöme maniere depuis le chemin desrondes du premier; et, enfin, la erfitedu glacis est encore d^fendue de mö-me depuis le chemin des rondes du se-cond couvre-face, avec des grenadeslancees ä la main , et qui vont lom-ber jusque dans le couronnement duglacis.

On fait au premier couvre-face unebanquette de deux metres seulementde largeur, pour y mettre des fusi-liers, taut que la batterie des pierriersqui sont dans le chemin des rondesdu corps de place, n’est pas encoremiseen jeu; le peu de largeur de cettebanquette et sa forme circulaire la de-robent ä l’action du ricochet; et, com-me eile est commandee de vingt-quatre pieds par la batterie de canonsdu corps de place, le feu de cette artil-lerie et celui de la mousqueterie du pre-mier couvre-face peuvent avoir lieu $i-multanement.

On communique d’une coupure äl’autre par des passages pratiques sousles couvre-faces, voütes ä lYqireuve, et