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Tome cinqième.
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SDR LA FORTIFICATION PRIMITIVE.

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et ä la sortie. L’objet de ces passagesSouterrains est: 1“ de faciliter et assu-rer la libre circulation des defenseurs;2° de servir d’abris pour ceux qui sontdestinds aux eoups de main et petitessorties; 3° de s’opposer aux entreprisesdu mineurqui chercherai tä faire sauterle couvre-face. II est essentiel de re-marquer, ä cet dgard, que la seulefonction du contre-mineur est d’allersous terre au-devant de l’ennemi pourl’empdcher d’etablir ses fourneaux;maisqu’il doit bien se garder d’en fairelui-mdme en cet endroit, puisque ceserait detruire les garanties prochainesde son corps de place: il a tout l’avan-tage sur rennemi en ne construisantpoint de fourneaux, puisque son tra—vail en est d’autant moindre, et qu’iln’a proprement qu’une simple surveil-lance ä exercer.

Le talus interieurdu glacis, n’dtantpoint revdtu, mais au contraire ä pentetrds douce, sert aux defenseurs ä fairedes sorties brusques par-dessus la crdte,quand ils veulent et oü ils veulent, enfranchissant cette crdte tout-ä-coup,soit pour attaquer en flaue les tran-chdes faites soir le glacis, soit pour har-celer de frorot les tdtes ile sape; c’estun debouche continu qui occupe toutle Circuit de la place. La retraite estprotegde par le mur crdmele formantl’escarpe du couvre-face qui est der-riere, et qui tient lieu d’une palissadeque le canon ne saurait rompre. Lessoldats, ranges derriere ce mur, neimsquent point le feu de l'artillerie durempart, non plus que celui de mous-queterie du premier couvre-face; et ce-lui qu’ils font de leurs creneaux, jointaux grenades qu’ils jettent, par-dessusle mur, dans les tdtes de sape de ren-nemi, empdehe que celui-ci ne puissecouronner le glacis pied ä pied. Si c’estde vive force qu’il veuille opdrer le

couronnement. il faudra que ce soitsous le feu direct du canon de la place,sous celui de la mousqueterie rangdesur la banquette du premier couvre-face et sous celui des grenades qui luiseront jetdes ä la main du chemindes rondes du second couvre-face, tousces feux pouvant avoir lieu simultand-ment.

11 en faut dire autant du mur erd-neld qui est dans l’autre coupure. Cha-cun de ces murs peut dtre considerdtout-ä-Ia-fois, ä l’egard du couvre-facequi est derridre, comme un revdtementd’escarpe, auquel il faut ndeessaire-ment faire brdche avant de pouvoirdonner l’assaut ou faire son logementä la sape; et, par rapport au couvre-face ou au glacis qui est en avant, cemdme mur produit l’effet d’une pa-lissade que l’ennemi ne peut briserparle ricochet et qui l’empdche d’y dtablirson logement.

Pour apprdeier les effets de ce genrede ddfense, il faut se rappeier ce quedit M. de Cormontaingne au sujet ducouronnement du glacis dans le Sys-teme ordinaire. « S’il arrive, dit ce sa-» vantingdnieur, qu’il soitrestd quel-» qu’un dans l’angle du chemin cou-» vert, oü il y a un petit espace que les» cavaliers ne sauraient ddcouvrir, et» que les grenades lanedes de ce point»incommodent si fort les sapeurs,» qu’ils ne puissent cheminer, il fau-» dra, sans hdsiter, faire sortir un ser-» gent avec six ou huit grenadiers» qui, se portant subitement sur le» haut du chemin couvert de cet angle,» feront feu ä bout touchant sur ceux» qui l’occupent, viendront regagner» ensuite le boyau au plus vite, et rd-» peteront cette manoeuvre si l’ennemi» s’obstine. »

Ce que dit ici M. de Cormontaingnepour les seuls angles saillans des glacis