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Tome cinqième.
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StR IA FORTIFICATION PRIMITIVE.

coupures, obllgent l’assifigeant ä de-meurer conslamment en force sur letheckre des attaques, oü pleuvent lesfeux verticaux. La meilleure placepossible pour la defense d'un pays de-vient aussi une forteresse toute faitepour l’ennemi, du moment oü eile estprise.

Je ne reviendrai pas sur ce que j’aitiit, dans mon ouvrage, au sujet desfeux courbes; je crois y avoir repondud’avance a loules les objections quim’ont etc faites depuis: il se peut qu’ily en ait quelques-unes de vraies; maiseiles ne se rapportent qu’ä de simplesaccessoires, et les principes n’en sub-sistentpas moins.

Des experiences faites sur des pro-jectiles trop petits ne prouvent rien,sinon qu’il faut en employer de plusgros.

Celles qui ontütü faites par le genü-ral prussien Sharnhorst ont confirmel’opinion que nos predecesseurs s’e-taient formte de l’efficacitü des feuxcourbes, et l’ont augmentee; eiles ontappris que le pierrier, employe d’unemaniere convenable, porte beaucoupplus loin qu’on ne l’avait cru jusqu’a-lors, et disperse moins; que les pierresne s’ecrasent point et sont meurtrie-res; qu’en un mot, cette arme remplita eile seule toutes les vues d’action etd’economie qu’on peut desirer. Celasuffit ä mon objet, qui est uniquementcelui de la düfense des places; et lesurplus n’est, ä cet egard, qu’unethdorie oiseuse (1).

(1) RI. le major Borkenslein, dans le savanlTraitd qti'il vient de publier a Berlin , sur l’Ar-lillerie, fait voir que mon calcul sur les chancesrelatives aux feux courbes s’accorde parfaite-mcnl avec les rdsultats qu’ont fournis les expä-) icnces du gdndral Sharnhorsl, et que je n’enoi dvalud tous les avantages qu’au minimum;c'est-ä-dfte que, sur cent quatre-vingts coupstir^s au taasard en ligne parabolique, tut au

Je passe sous silenee une foule trau-tres consideraiions relatives aux avan-tages de la fortificalion primitivedont jeviens de parier, tels que celui d’un meil-leur commandement surla Campagne,celui d’une plus grande süretü dans lesCommunications, celui de la Suppres-sion du palissadement et des nombreuxtravaux d’urgence qu’exige, dans leSysteme ordinaire, la seule mise en etatde siege ; enfin , et principalement, laConservation des düfenseurs, qui, dansle nouveau Systeme, sont la plupart dutemps sous des voütes a l’epreuve oudans des chemins des rondes derobesaux vues de l’ennemi, ou sur des ban-quettes qu’on ne peut battre en rico-chet, a cause de Ieur pcu de largeur etde leur forme circulaire; tandisquedansle systüme aujourd’hui praliquü, le ri-cochet en detruit une si grande quan-tite, sur les remparts et sur les che-mins couverts, sans qu’il en rüsulte lamoindre utilite pour le succes de la de-fense.

J’ai supposü d’abord, pour plus desimplicite, que l’enceinte de la place6tait parfaitement circulaire; mais ilest evident qu’on peut lui donner uneautre forme courbe quelconque, sansrienchangera ses proprietes, et, parlä, adapter cette fortification ä tous lesaccidens du terrain; tandis qu’on nesaurait y plier les longs cütes de la li-gne bastionnüe sans la livrer aux effetsdesastreux de la plongee des ricochels.Ce nouveau Systeme est donc infini-ment plus maniable et plus convenable

moins doit porter, comme je l’ai supposd , enprenant le termc moyen sur un trcs grandnombre de coups. Quant a ce qui regarde lagrosseur des projectiles, M. le major Borkcns-lein fait observer, avec juste raison, que ce n’estpoint lä le noeud de la difficulld, parce que siles projectiles de quaire onces ne sufßsent pas,on saura bien en employer de buit; que si ceuxda hyit sont encore trop petits, on en emploierq