SUR LA FORTIFICATION PRIMITIVE.
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h la fortification irr£guliere; on peutlui faire suivre les sinuosites d'une en-ceinte dejä tracee, ceux d’une riviere,d’une chaiue de hauteurs ou de la mer.
On peut egalement, suivant ce Sys-teme, fortifier les endroits trop res-serres pour la ligne bastionnee, et lesrendre susceptibles ä peu pres de lamßme defense que les grandes places.
de seize; qu’enfln, si ceux d’une livre ne sontpas encore assez gros, on en emploiera de deux,de truis, etc. Voyez son ouvrage dcrit en al-lemand , 2 10I. in-4, intituld:
Versuch zu einem lehrgebäude der theorisch-pracHschen artillerie wisenschaft. VonCerl Friedrich Borkenstein, major in köni-glich norwegischen dienste , ritter vonSchwerdtorden. Berlin , 1822. — Gedrucktund verlegt bey G. Reimer.
Ceux memcs qui se sont le plus atlachds äfaire la critique de mon Systeme de defense parles feux verticaux conviennent tous que jusqu’i-ci on a eu le lort de ndgliger beaucoup trop cemoyen, unanimement recommande par les pluscdlebres ingdnicurs. Cct aveu me sufflt. Je n’aiccrlainement pas eu la pensee de m en attribucrla döcouverte, puisque j’ai moi-meme invoquel’autoritd de ces mailres de l'art par la cilationque j’ai faite de tout ce qu'ils ont ditde plus fortä ce sujet. Mais si ce moyen de ddfensc n'elaitpas nouveau en theorie, il l'eiait au moins dansla pratique; je pouvais donc, ainsi que je l’aifaitdans mon ouvrage, me lelre rtfservd pouren faire lapplicalion dans quelque occasion im-portante. Je pourrais faire observer aussi qu’ily a quelque diffß.ence entre l’emploi des feuxcourbes comme moyen simplement auxiliaire,ainsi qu’on l’a loujours fait, et l’emploi de cesmemes feux comme moyen p incipal (quoiquenullement exelusifj, comme je l’ai proposd; carcctte difference ebange loialement, non seule-ment le Systeme gdndral de la ddfmse, maiscncorc o lui de 1 arm 1 ment, et celui dela cons-truciion meme des places.
En derniere analyse, la seu'e objection plau-sible qui m’ait dtd faite est cclle de dire: Vosprojeetiles sont trop petils; or, ä ccla il yaaussiunc seule rdponse ä faire: Employez-en de plus gros, les pierres ne manquent pas.
Sans me livrer a de vaines discussions sur lemdrile eomparalif des armes anciennes et desarmes nouvelles, il me suffit de savoir qu’une
Par exemple, le moindre fort carrebastionne, en lui donnant pour cöteexterieur trois cents mdtres seulement,exigerait un emplacement de quatre-vingt-dix mille metres carres entre lesquatre cötes exterieurs, et cependantne procurerait qu’une fortificationdtranglee et tr£s mauvaise ä tousegards; tandis qu’une enceinte cir-
fleche est meurtriere pour que je lui donne laprdfdrence, meme sur les armes a feu, lorsquel’usagc en est plus sür ct plus commode. Ici,par exemple, je crois qu’on pourrait employeravec Sucres des arcs, des arbaletes ou la fronde,pour remplaccr, au besoin, les pierriers dansles chcmins des rondes des eouvre-faces ct ducorps de place. Les mortiers porlalifs deCoheorn pourraient y etre d’un excellent usagede meme que le pelit mortier ä main que j’aiproposö pour lirer par les erdneaux. Si les in-convdniens auxqucls on prdtend que celui-ci estsujet ne sont pas entierement imaginaircs, dumoins est-il mille moyens d’y remddicr, soit cddiminuant convenabiemcnt la Charge de pou-dre, soit cn augmentnnt l’angle d inclinaison,soit en l’armant d’un fort crochet, pour empd-cher le recul. Quand meme la portdc de ccttearme serait rdduite ä trente ou quarante toisesseulement par la diminution de la Charge depoudre , eile serait encore Ires prdeieuse, par-ce que, lanefe ainsi de l’inldrieur d un ou-vrage, eile aurait encore assez de f>rcc pourfranchir les fossds les plus larges, ct aller tom-ber dans les balteries de breche et les contre-batleries de l’ennemi.
J'ajouterai, par occasion, que, malgrd le ridi-cule quon a voulu jetersur l’expddient proposdpar M. Flachon de la Jomariere, de ddtremperau moyen de pompes les terres du logement del'ennenii, je persiste a croire que ce moyenpourra s’utiliser. Si, par exemple, lorsque l'as-sidgeant donne l'assaut au bastion, il y avait aubas du rempart, derriere la breche , plusieurspompes donl les jets retombassent sur cettc bre-che, je doute fort qu’il lui föt possible d’y mon-ter, ct encore moins d’y dtablir un logement.ily a des personnes auxquelles il ne faut pointproposer d’innovations; ce n’cst cependant quepar des innovations que les arts font des pro-gres. Les Premiers essais en toutes cboses sontordinairement Iris imparfaits, mais ils renfer-ment quelquefois le germe <Je Tdritds utiles.