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Tome cinqième.
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SUR tk FORIinUA i UJS PRIMITIVE.

des feux rasanssurla Campagne, et d6- jfendre les fossös.

Enfin, tout le Systeme de cette for-tification est envelopp4 par un glacis 4contre-pente, qui vient finir dans lefossö ä douze metres des couvre-faces,et s’6tend du cöte de la Campagne au-tantqu’ilen estbesoin pour fournir lesterres rtecessaires ä tous les remblais.

II me reste ä expliquer, comme jel’ai annonce plus haut, la constructiondes batteries blindees, qui doivent 6tre6tablies sur le terre-plein du retran-chement general vis-4-vis de la gorgedes bastions.

Lesol de ces batteries (planche II,fig. 2) est, comme je l’ai dit plus haut,

4 douze pieds au-dessous du cordondu revötement: dans ce revötementsont perc4es les embrasures 4 troispieds au-dessus du sol; ces embrasu-res sont eloign£es de quinze pieds demilieu en milieu. Chaque piece de Ca-non occupe sa case particuliere de neuf4 dix pieds de largeur dans oeuvre, huitpieds de hauteur et dix mbtres de pro-fondeur. Les murs de refend sont doncde cinq 4 six pieds d’4paisseur, huitpieds de hauteur et dix ntetres de lon-gueur; ils sont perpendiculaires aumur de revßtement avec lequel ils sontltes par la construction des magonne-ries. Sur ces murs de refend sont po-s4s, de Tun ä l’autre, des poutres ou desimples corps d'arbres en grume for-mant au-dessus de chaque case#unblindage de quatre pieds d’4paisseur,lequel, par consöquent, arasera le des-susdu revötement. Enfin, on chargeraencore ce blindage de six ou huit piedsde terre ou de fascines, pour le mettreentterement 4 l’epreuve de la bombe.La batterie est ouverte par derrierepour l’evacuation de la funtee, et il yregne un terre-plein de six metrespour la facilite des mouvemens.

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Si l'on manquait de dots ou de tempspour l’exäcution d’un pareil blindage,on pourrait se borner ä une espece dedemi-blindage, c’est-a-dire qu’au lieude l’gtendre depuis le revötement jus-qu’a l’extremite interieure des mursde refend, qui ont dix ntetres de lon-gueur, on ne l’etendrait que jusqu’4trois ou quatre metres de revßtement,ce qui servirait toujours 4 couvrir lescanonniers.

C’est avec ces batteries blindees, quine peuvent d’ailleurs ötre aper^ues dudehors, et qu’on peut, par consöquent,regarder comme indcstructibles, quel’asstegd accueillera l’ennemi, lorsquecelui-ci commencera a paraitre sur lehaut du bastion, pour y former son lo-gement ou nid de pie. A l’effet de cesbatteries de canon blindees se joindracelui de vingt a vingt-cinq pierriersrang4s derribre l’epaulement de la gor-ge du bastion, comme il a 4t6 dit ci-devant.

Lorsque l’ennemi entreprendra lesiege de cette place, il pourra se pro-poser d’y pen4trer, ou par un seul bas-tion, ou par les deux bastions d’unmßme front, comme on le fait ordinai-rement.

Autrefois on attaquait par un seulbastion, mais on a reconnu les incon-vöniens de ce procdd6. En effet, ou cesbastions sont retranches d’avance, ouils ne le sont pas. S’ils ne le sont pas,et qu’on attaque par un seul bastion.I’assi6g6 pourra s’y retrancher pendanle siege; mais s’il est attaque par deuxbastions ä la fois, il ne le pourra pas;car il foudrait alors qu’il fit un retran-chement ä chacun des deux bastionsattaques, ce qui ne se peut, puisqu’il ad6jä bien de la peine ä en retrancherun, tant bien que mal. L’assiegd,dans ce cas, n’aura donc pas besoin de| se loser sur les bastions pour y 4tablir