738
ses batteries, et la place sera obligeqde se rendre dös que les bräches y se-ront faites.
Supposons maintenant que les deuxbastions soient retranchäs d’avance. Sirennemi attaque par Tun des deuxseulement, il faudra qu’il s’ätablissenu-dessus pour faire bräche au retran-nhement; maisalors sou logementserabattu des deux bastions Collatärauxqui, n’ütant pas eux-märoes attaquäs,n’ont point 4 s’occuper de leür propredäfense, et rendront ce logement tresdifficile ä ätablir. Si, au contraire, l’en-nemi attaque tout-4-la-fois les deux bas-tions d’un mäme front, les däfenseursde chacun d’eux ayant ä pourvoi r a leurpropre sürete, concentreront leursmoyens autour d’eux, et ne s’oceupe-ront point de l’autre bastion attaquü;e’est ce quedümontre l’expürience, car,ainsi que le dit le genüral d’Argon, « On» voit dans chacun des ouvrages qui,«» de pres ou de loin, participent 4 la» crise d’une attaque, qu’il existe une» sorte d’egoisme, duquel il resulte». qu’on s’interesse infiniment moios 4» la sürete de sesvoisins qu’ä la sienne® propre. A peine, dit pareillement» M. de Bousmard, s’apergoit-on du» feu de flanc pendant le passage du>» fosse; on est bien plus occupe des» grenades qu’on regoit du haut de la» bräche, et des parties de la face en-»> core debout de part et d’autre. »
Il est donc ävident que, soit qu’il yait des retranchemein prepares d’a-vance dans les bastions, soit qu’il n’yeui ait pas, ii est, en gänäral, plus avan-t&geux pour l’assiegeant d’attaquertout-ä-la-fois les deux bastions d’unnnüme front qu’un seul.
Cependant on doit aussi considärerle nombre des pieces ä prendre; car,dit M. de Vauban, il faut s’attendre aanitant d’affnires. Si, par cxemplo , les
demi-lunes n’ont point de räduits, il yaura egalement trois piäces 4 prendre,soit qu’on attaque par les deux bastionsä-la-fois, soit qu’on attaque par unseul. Dans le premier cas, il faudra for-cer une demi-Iune et deux bastions,et dans le secmd un bastion et deuxdemi-lunes. Si les deux demi-lunesont des räduits, et qu’on attaque parun seul bastion, il y aura cinq pieces äprendre, savoir, les deux demi-lunes,les deux räduits et le bastion, tandisqu’il n’y en aurait que quatre en atta-quant les deux bastions 41a fois, savoir,la demi-lune, son räduit et les deuxbastions. Ainsi, dans ce second cas, onaura un motif de plus pour attaquerles deux bastions 4-la-fois. Si, au con-traire, il n’y avait point de räduits auxdemi-lunes, mais qu’il y eüt des con-tre-gardes aux bastions, en attaquantdeux d’entre eux, il y aurait cinq piä-ces 4 prendre, savoir la demi-lune dufront, les deux oontre-gardes et lesdeux bastions; tandis qu’en attaquantpar un seul bastion , il n’y aurait quequatre piäces 4 prendre, savoir, lesdeux demi-lunes, la contre-garde etle bastion. Gette considäration pour-rait donc determiner 4 n’attaquer,dans ce cas, que par un seul bastion.
Dans le systäme proposä, il y a neufpiäces 4 prendre avant d’arriver au re-tranchement gänäral, soit qu’on atta-que deux bastions 4 la fois, soit qu’onen attaque un seul; savoir, pour le Pre-mier cas, les deux bastions attaquäs,leurs deux couvre-faces et leurs deuxfortins, la demi-lune, son couvre-faceet son fortin: en tout neuf piäces. Pourle second cas, il y a le bastion d’atta-que, son couvre-face et son fortin, lesdeux demi-lunes, leurs deux couvre-faces et leurs deux fortins : en tout pa-reillement neuf piäces. Ainsi, dans cecas, par les ronsi lerations liävulopptP'*