ȆR LA FORIIL'ICATION PRIMITIVE.
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moyens d’am&iorer la defense ont etesuffisamment developpes dans le coursde cet ouvrage, et sont fondes princi-palement sur la combinaison des re-tours offensifs et de l’emploi des armesfk feu; mais surtout sur celui d’uneimmense quantitö de feux verticaux. IIne me reste rien ä dire ä ce sujet; c’estä l’experience seule qu’il appartientde confirmer, de detruire ou de per-fectionner les aper^us que j’ai propo-ses. Je reviens, en finissant, au Princi-pal objet de ce Memoire, qui est lafortification primitive.
De ce que j’ai dit sur le peu d’effica-citö des feux de flanc dans le Systemebastionne, faut-il en conclure que jeregarde le flanquement en g^ndralcomme une chose absolument inutile?Non , sans doute; je dis seulementqu’on ne doit pas en faire un principeexclusif; et les plus habiles ingönieurs
fait, ou abandonner le chemin couvert pour neplus y renlrer, puisque loute communicalion setrouvail a l'instant coupde, au moyen du murde contrescarpe. La garnison s'est bravementddfendue de pied ferme; mais eile a perdu troisCent cinquanle a qua! re Cents homrnes sansfruit, sans faire autre chose qu’aecdldrer laprise de la place par la perle de ses ddfen-seurs.
Lorsque l'ennemi entreprend de couronner lechemin couvert de vive furce, ce n’est ni depied ferme, ni par des sorties prdmalurees, qu’ilfaut le combattre, mais uniquement par lamousqueterie et l'artillerie des remparis, aux-quelles il faul se häter de faire jour, pour leurlaisser produire librement tout leureffet, cequi dure ordinairement dem ou trois heures.« Aprös quoi, dit M. de Vauban , on peut reve-» nir par la droite et par la gauche par de bons» detaebemens, et altaquer l’ennemi, pour lors» affaibli, et encore mal dtabli dans ses nouveaux» logemens »
On peut donc dtre surpris de lire dans unouvrage moderne, rdpuleclassique, que dans lecas du couronnement entrepris de vive force,l'assidgd doit, aussitöt que les colonnes assail-antes gagnent le baut du glacis, faire tout-a-eoup cesser 1c feij de« remparts, sortir de ses
ontpensö de m£me, puisque tous leurssvstfemes sont remplis d’angles mortsou de parties non flanquees. La forti—Gcation est assujettie ä plusieurs maxi-mes dont aucune n’est absolue , maisqu’il faut combiner et modißer suivantles circonstances, de mani&re que l’en-semble ou le resultat seul de cettecombinaison aiile le mieux possible aubut quon se propose.
On prend pour axiome que toutpoint doit 6tre flanqu6 et döfendu. Lemot flanqu6 est ici de trop; il suffitque ce point soit döfendu, n’importecomment, pourvu qu’il le soit bien. Ilpeut 6tre d6fendu par des feux deflanc; mais il peut l’ötre aussi, et sou-vent beaucoup mieux, par des feux di-rects, par des feux courbes, par desfeux souterrains, par des sorties, pardes manceuvres d’eau. En admettanttoutes ces dßfenses comme propres ä
places d’armes, et marcher a l’ennemi pour lecombattre.
C’est le renversement de tous les principes;il s’agit ici de l’operation la plus ddcisive, com-me l’observe trös bien I’auteur; et certes, c'estmal choisir son moment pour aller combattreun ennemi supdrieur, pour ddfiler en sa prd-sencc par des barrieres, pour faire taire le feude ses propres remparts, que d’altendre que cetennemi arrive avec l'dlite de ses troupes en or-dre de bataille; tandis que cette seule fois, pen-danl tout le cours du siege, il est obligd de semontrer, en masse et Ires loug-temps, enliöre-ment a ddcouvert. Ce n'est point, ainsi qu'on lavoit par les paroles cildes plus baut de M. deVauban, aussitöt que les colonnes assaillante*gagnent le haut du glacis, qu’il faut sortir deses places d’armes pour le combattre, maisdeux ou trois beures apres, lorsqu’il est affaiblipar des decharges mulliplides d’arilllerie et demousqueterie, et encore mal dtabli dans seinouveaux logemens.
J'ai cru devoir signaler une erreur aussi gra-ve, dchappde, sans doute, ä un auteur esti-mable, parce que le passage qui la contient a dtdddjacitd inconsiddrdment par d’autres ecrivains.non comme un contre-sens, mais comme autp»ritd, pour dlayer de f*u»«es doctrines.