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Tome cinqième.
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JOURNAL

DB*

OPERATIONS MIL1TAIRES

Dü SIEGE ET DU BLOCUS DE GENES.

Du 15 germmal. |

Au 15 germinal, jour de la repnsedes hostilites, l’aile droite de larineed’Italie , aux ordres du lieutenant d’ar-möe, le general Soult, formait troisdivisions.

Le tableau qui se trouve ä la fin dece volurne, sous le n° 1, indique l’em-placement et la force de cette aile.

Eile etait eomposöe de quinze milletrois cent vingt hoinmes, desquels de-falquant un cinquieme, qui est au moinsce en quoi les 6tats de Situation diffe-rent du nombre des combattans, Tonverra l’elite de tout ce qui restait del’armee d’Italie , ä peu pres douze millehoinmes.

Telle etait la Situation militaire de cetteaile de l’armee, losrque la Campagne“’ouvrit. Sa ligne qui, Sans compter lamarine, avait plus de soixante milles d’£-tendue, l’etait beaucoup trop sans doutepour le nombre des hommes qui pou-vaient 6tre employes ä sa defense. Ellene pouvait neanmoins etre resserree :il fallait necessairement garder les cö-tes pour prevenir le ddbarquement etproteger les arrivages, occuper tous lesttebouches, et conServer, autant qu’il

serait possible, les Communications decette aile avec le reste de l’armee; cequi devenait möme chaque jour d’au-tant plus important, que les rassem-blemens, les mouvemens et les recon-naissances que, depuis plus de dixjours, l’ennemi faisait sur tout notrefront, et les magasins considörablesqu’il avait formös en plusieurs pointsdiöerens de sa ligne, ne pouvaientpermettre de douter d’une atUqueprochaine et g6n6rale. II 6tait doncindispensable de l’observer de prös eisur tous les points, et de suppiger ä lafaiblesse des moyens par tout ce quepouvaient la valeur, l’activitö, et l’ex-perience la plus 6clairee.

Aussi les instructions les plus pr6-cises et les mieux detaiI16es avaient-elles ete donnees par le gdndral enchef ä ses lieutenans. Elles s’aecor-daient toutes ä recommander de sui-vre le systfeme des masses, et de r6u-nir d’apres cela chaque division auxpremieres tentatives de Kennend, ceparti etant le seul qui püt dimiriuer lesrisques de notre position, qui nous rd-duisait ä n’avoir sur les dilKrens pointsde nolre ligne qu’une apparence deforces: enfin Göries, le but connu des