DU SIEGE ET Dü El-OCES OB GlljiEi.
771
ces combats de Torre, de Cadibona etde Monte-Moro, qui furent soutenus äcoups de bai'onneUes, de pierres et decrosses, ont du coüter beaucoup demonde de part etd’aulre. II n’y eutce-pendant pas plus de proportion entrele nornbrc des morts et des ble*s6s del’efinemi et le noinbre des nfttres, qu’iln’y en avait enlre les forces respecti-ves. En raison de notre faiblesse, l'en-nemi ne pouvait tirer que sur deshommes epars; en raison de sa force ,nous tirions toujours sur des mas-ses (1).
Vers deux heures aprös midi, pen-dant qoe nos troupes soutenaicnt detous cötes les attaques nombreuses etterribles, au moyen de-quelles l’en-nemi separa l’aile droite du centre deFormte, et prepara ainsi le blocus deGöues, une frögate anglaise approchade celte ville, et tira sur le quarlier deCarignan (le plus populeux et le pluspauvre), ä peu pres quarante coups decanon Le but, qui etait de produireun soulevement fut manquö. Le peu-ple resta tranquille, et la frügate repritle large vers trois heures.
17 Germinal.
L’enneml, parvenu le 16 au soir 4 lavuedeGönes par l’oceupation du Monte-Faccio, y avait allumö, pendant la nuit,un tresgrand nombre de feux, pour aug-menter encore Fid6e que ses premierssucc&s avaient donnöe de sa force.Cetle conduite avait pour but Princi-pal d’exeiter 4 un soulevement le pcu-ple de la ville et celui de la Campagne.Ce moyen ne fut pas le seul dont l’en-nemi fit usage daus les mömes vues.
(1) La 02« perdit ce jour-lä cent vingt-huithommes; da ns le nombre des blessds se trouvale cbef de bataillon Bcauflls.
(i) Gelte solde se prenait, partie sor les im-posilions ci-dc:sus rapporlees, et partie sur des
Par son ordre, le tocsin fut sonn6 enmSme temps dans toutes les valleeaqui avoisinent Gönes: de nombreuxemissaires furent envoy6s dans tousles villages; et faisant 4 la fois servir 4l’execution de ses desseins, lrs voies dela rigueur et celles de la persuasion,ses agens furent cliarges de caresserles uns et de menacer les autres. On fitplus, 4 l’egard d’un peuple pauvre etmercantile: ccux des habitans qui pri-rent les armes furent soldes, et les au-tres furent imposes (2).
Un de ces ötres vils qui trnfiqucntpartout de leur infamie, ce m£me As-sereto, dont nous avons parl£ dansl’une des notes de cet ouvrage, 6taitle prin.ipal instrument de ces ma~noeuvres; M. le b ron d’Aspres, Colo-nel du rögiment des chasseurs de sonnom, commandant alors le corps d«troupes qui nousavaitenlevö leMonte-Faccio, eiait regarde par tous les G6-nois, comme 1’homme qui en dtaitl’4me.
Le görnh-al en chef, trop militairepour ne pas cherclier 4 lenir Campa-gne le plus long-lemps possible, ettrop politique 4 la fois pour ne pas sen-tir la nöcessi(4 de battre rennemisoulles yeux de ces mömes Genois quiavaient ete temoins de ses avantages,resolut (avant de se livrer 4 desopßrations qui pouvaient le retenirquelques jours loin de G6nes) de re-prendre le Monte Faccio, et arrötacette attaque pour le lemiemain ma-tin. La nuit fut donnee mix disposi-tions, et le soleil en se levant 4clairala rharche des deux colonnes destinde#4 celte entreprise.
fonds fournls ä cct effet par la duchesse de Par-me, si Ton s’cn rapporte atu ddposiiions daplusieurs espions fusi Iltis ä GCnes pendant lacours du blocus.