JOURNAL DES Ol’ERAIIONS MIUTA1RES
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l.e general Darnaud commandaiteelle de droite, composöe de ia 74' etde la 106* de ligne, et döboucha parQuinto.
Le general de division Miolis com-mandait celle de gauche, composee dedeux bataillons de la 25' legöre, moinsleurs carabiniers (1), et marcha par Pa-risone.
Le feu des deux colonnes, quoiqueparties de points trös öloignös, com-menca ä quatre minutes de distance.Cet ensemble si heureux, et si remar-quable dans un pays de montagnes, lavaleur des troupes, qui fut superieurea tous les öloges qu’on pourrait leurdonner, le dövouement des officiers,l’exemple des cliefs, la prösence dugönöral Massöna, tout concourut,malgrö la supörioritö du nombre etles avantages inappröciables de la Po-sition , ä ramener la victoire sous nosdrapeaux (2).
L’ennemi culbutö surle Monte-Fac-cio, le fut de möme ä Panesi, ä Saint-Alberto et ä Scoffera, que successive-ment il voulut encore döfendre, et oüle gönöral Darnaud prit position aprösl’en avoir chassö. Pendant ces derniersmouvemens, le gönöral Miolis occupale Monte-Cornua avec un corps de rö-serve.
Cette affaire fut hardie, rapide etbrillante. Le chef d’escadron Burthe,premier aide-de-camp du general enchef, et qui, d’aprös ses ordres, avaitsuivi le mouvement des troupes com-mandees par le göneral Miolis, se cou—
(1) La 25' ldg£re parlit ä trois heures dumatin de Cornegliano pour se rendre ä la pre-miere division; eile y fut remplacde par la 3 e deligne qui y resta en rdserve.
(2) Pour gravir cetle monlagne, les soldatsfurenl conlrainls de marcher pendant unedemi-heure, et sous un feu tr&s meurtrier, hommepar homme. Cette attaque coüta ä la 25 e lagereccut braves. Le capiuine Lallemaud, les lieu—
vrit de gloire dans cette affaire, etparticuliörement en chargeant ä latöte des grenadiers du bataillon de la55' et de ceux des 73= et 106' qu’ilavait eu ordre de conduire. On peutdire de ce militaire, que jamais le ha-sard ne lui offre en vain l’occasion dejustifier et d accroitre la röputation queses talens et sa bravoure lui ont ac-quise.
Au moment oü le gönöral en chefvit l’ennemi forcö sur ce point, il en-voya aux deux bataillons de la 25" la-gere, qui combattait encore sous les o *■dres du gönöralMiolis, l’ordrede se rendre h Gönes, et partit pour le Bisagno,avec sa röserve (le troisiöme bataillonet les carabiniers de la 25° lögörej.Mais la victoire, organisöe par lui, l’yavait pröcedö, et döjä la brigade du ge-nöral Petitot, alors sous les ordres del’adjudant-gönöral Hector, et qui,aprös avoir öte renforcöe par la 92' deligne, ötait chargee d’operer une di-version, battait I’ennemi de ce cöte,lorsque le general Massena y arriva, etse portait sur Campanardigo, oü eilearriva dans la journöe.
La reprise du Monte-Faccio, celle duMonte-Cornua, quinze Cents prison-niers faits ä l’ennemi, parmi lesquelsse trouva le baron d’Aspres, nous of-frent les rösultats de ces differens com-bats (3). La röputation de ce dernieipeut seule donner une idöe de l’im-pression heureuse que sa prise fit eufaveur de la bonne cause. Elle doublanos avantages par son effet moral. Les
tenans Massy et Morcenary, et le sergent-ma-jor Belleville, tous quatre de cette demi-bri-gade, s’dlancerent les premiers dans les retran-chemens du Monte-Faccio.
(3) Le baron d’Aspres, öchappö aux troupesqui avaient enlevd le Monte-Faccio, se trouvadans le nombre des prisonniers que üt la 24'ligne, aux ordres de l’adjudant-gdndral Hector.