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JOURNAL DES OPERATIONS M1L1TAIRES
quelles la colonne de droite se diri-geait); l’ennemi, qui s’en aperfoit,marclie sur nous, et deployant desforces decuples des nötres, en couvrebientöt par differentes lignes les hau-teurs, et forcele generalen chefa pren-dre position , aiin d'attendre que lemouvement dugöneralSoultsurMonle-Notte force l’ennemi ä se diviser, etque i’arrivee de la colonne de droite, etdu deuxiöme balaillon de grenadiersarlieve de le mettre ä möme d'agir of-fensivement, et de suivre les disposi-tionsdu plan arrötö, plan d’aprcs lequelcetle division devait attendre l’attaquedu general Soult pour faire la sienne.
Le feu devient tcrrible. Le gendralGardanne est blessö : immödiatementapres lui fadjudant-gönöral Cerisa l’estög.dement; l’adjudant-gönöral Cam-pana, le clief d’escadron Burthe, leclief de balaillon Laudier, et le capi-taine Marceau) tous trois aides-de-camp du general en chef) le sont enmoins de trois heures, soit en portantdes ordres, soit en ralliant les troupes,soit en soutenant la valeur des soldatspar l’exemple de la leur.
Pendant ce temps, l’ennemi Chargesix fois notre front, et six fois il est re-pousse avec une perte considörable;mais, comme nous n’elions pas en etatde le poursuivre, il juge i<otre faiblesse,et se determine ä profiter de notre opi-niätre rösistance pour nous envelopper.
Les impressions morales font toutsur nos troupes; l’idee qu’elles allaientötre secondees par un second bataillonde grenadiers, et par la colonne del’adjudant-gönöral Sacqueleu, et que legöneral Soult tournait fennemi, leurfit faire des prodiges, en faisant sou-tenir, a mille quatre Cents hommes, uncombat de huit heures, contre plus dedix mille.
Le feu se ralentit pe.ndant pres de
trois heures, que fennemi emplor,' *■formerlesdeux fortescolonnes qui d ••vaient nous tourner; et vers quatreheures du soir, il ex£cuta son mouve-ment, et nous forfa d’autant plus viteä une prompte retraite , que ni ledeuxieme bataillon de grenadiers, nila colonne de droite, ni le genöralSoult n’avaient paru.
La supöriorite de fennemi, la na-ture de son mouvement, son achar-nement, les pertes de la jouruee, lesdifficultcs du pays, tout ayantdemon-tre au general en chef fimpossibilitöde rien enlreprendre avec les troupesde cette colonne, il laissa au genöralFressinet (qui en avait re^u le com-mandement au moment oü le generalGardanne avait elö blesse), le soin dela retraite, lui envQya pour renfort laCompagnie de ses gardes a pied, quiarrivait sur le champ de bataille, et serendil ä la colonne de droite, ä traversd’horribles precipices, suivi de troisolficiers, qui seulslui reslaicnt de toutson elat-major, au risque d’ötre prispar fennemi, ou assassinö par lespaysans armös qu’il rencontra dansles montagnes.
Mais enfin, ä travers des pörils detant d’espöces, et aprös avoir ötö, versla fin de sa marche surtout, constam-ment talonnö par les tirailleurs enne-mis, il arriva, aprtis une heure et de-mie, pröcisöment dans la route par la-quelle cette colonne se retirait. II luiüt de suite reprendre ses posilions dumatin sur les montagnes en arriöre deVerraggio, et, se trouvant par-lä surle flanc gauche de fennemi, qui dejäavait depa^sc ce village, il fit seconder,par le eapitaine Mathivet. comman-darit quatre compagnies de la G2 e , lefefforts du second bataillon des grena-diers, qui enfin arrive, favorisait la re-i traite de la colonne de gauche, et par-