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nt si£gk et dü blocus de g£nes.
vint ninsi, vers les neuf heures du soir,ä ariöler l'ennemi.
A dix heures, il se rendit ä Cogo-letto (!), et, en faisaut prendre ä tou-'tes les troupes posilion en avant de cevilloge, il donna les ordres les plus pr6-cis pour que les corps fussenl de suitereformds, et rassembla en un seul corpsles deux tataillons de grenadiers, quiavaient successivement donne danscette journde Son projet ötait de quit-ter la marine, d’appuycr sur sa droite,et de se rthinir pendant la nuit au ge-ndral Soult, alin de ne plus formerqu’une masse, et alors de manoeuvrersur les differentes divisions de l’en-nemi, ou de marcher droit ä Loanopour y opdrer la jonction du centre etde l’aile droite de l’arm6e, et de re-marcher ainsi rasscmble au secoursde Gönes. La nuit pouvait cacher sonmouvement pendant quatre heures,et quatre heures pouvaient lui sudirepour assurer la r^ussite de cette entre-prise : il instruisit les göneraux Oudi-not et Miolis de cette resolution, etfit de suite 6vacuer sur G6nes tout cequi se trouvait sur la marine.
21 Germinal.
Cette idöe de la r&inion subite detoutes ses forces sur la droite de sespositions etait vraimerit militaire, eteonsequente au Systeme de guerre ar-röle par le gdneral en chef. C’est ce
(1) De toute cetle jonrnde, le gendral en chefn’avait poinl quiild les tirailleurs. II avail perduun gdndral de brigade sur deux, deux adjudan«-gendraux sur trois, et Irois aides-d -camp sureinq. Vers la fin de l’affaire, il di! avec ainer-tumc a l'adjudant-gdndral Th dhault, ce inotqui prouve combien il etait vivemcnt affeclddesa Situation.... La morl, Thiebault, n'a doncpas voulu de nous! Dans lajournde, ii lui dtait
dchappd ii differentes reprises de s’dcrieT.
Comment, pas uns balle pour moi\
qu’il pouvait faire de plus d^cisif dansce moment; ceux qui la comprirentfurent frappes de sa justesse, que la Si-tuation des choses rendait Evidente :cette jonction inattendue assurait eneffet l’anöantissement du corps enncmique le genüral Soult avait devant lui,etpouvaitconduire ä des r6sultats heu-reux.
Le depart etant fixe ä deux heurejdu matin , le general en chef fit appe-ler ä une heure le general Fressinet ettous les chefs des corps, pour Ieur com-muniquer son plan , et donrier ä cha-cun ses ordres particuliers sur ce qu’ilsavaient ä faire pour concourir ä sareussite.
Mais le general Fressinet lui declara« qu’il avait ete absolument impossible» de reformer les corps, et qu’il lui pa-» raissait impossible de faire, avant le» jour, aucun mouvement. »
Cette d6claralion ayant dte en snbs-tance celle de tous les chefs des corpsde cette division, le general en cheffut contraint de differer son entreprise.
Si le lecleur veut bien se rappeier 1’6-tat des troupes avant le blocus, leurfaiblcsse physique, le delabrement deleur sant£ ä tous, et toutes les causesde decouragement qui les entouraient,il concevra combien il 6tait diflicile deleur faire tenir Campagne, et combienelles devaient ßtre loin de pouvoir sou-tenir de nouvelles privations et degrandes fatigues.
Le jour vint et eclaira le peu d’or-dre qui r£gnait parmi les troupes; lerapport fait par le general Fressinet etles chefs, etait vrai ä la lettre, et lescorps ne se formbrent que dans Is ma-tin t>e.
Une reconnaissanceque le chef de bri-gade Cassagne fit a la pointe du jour, etle rapport de l’adjudant general Gautierqui arriva vers dix heures du matin d«