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la division de 1’aile droite, acheverentde ddmontrer au gbn^ral en chef la nd-cessite de renforcer le general Soult.
Avant midi, ces troupes, comman-dees par le general de brigade Fressi-net, dtaient en marche : mais, soit quel’ennemi ait eu connaissance du mouve-ment que le genöral en chef avait voulufaire, soit qu’il l’ait prevu, soit qu’ilait voulu renforcer le corps que le gd-n£ral Soult combattait, soit qu’il aitvoulu se porter enlre lui et le generalen chef, ou les tourner Tun ou l’autre,le fait cst qu’il faisait en möme temps,et dans la möme direction, un mouve-ment semblable ä celui du generalFressiriet, et que pendant quatremilles, les colonnes autrichiennes etfrarqjaises ßlerent sur des erstes pa-ralleles a portee du canon l’une del’autre.
Le lendemain , 21 germinal, le gd-ndral Mouton re?ut, en consdquence,ä deux henres du matin, l’ordre de rc-connailre la position de l’ennemi avecquatre Cents hommes choisis par luidans son corps. Dans sa marche, il ra-massa quelques trainards autriehiens,et s’eclairant de leurs reponses, il ap-prit, entre autres choses d’eux, queles trois regimens qui tenaient la Ver-reria, dtaient Lattermann, Deuts-chmeister et Wokasowitsch.
Au crepuscule, il arrive ä la vue desPremiers postes ennemis, soutenu parun bataillon de la 25 e ldgere et par lesgrenadiers de la 2 e de ligne; il les at-taque avec un seul ddtachement, et lesforce tous. Le raajor du regiment deLattermann, avec une partie de soncorps, s’avance pour proteger leur re-traite. Son ddtachemenfr cst culbutd,et lui-mdme est pris. C’est ainsi que nostroupes arriv&renf a la Verreria, prin-cipale position de l’ennemi. Alors ladefense devint ▼raiment opiniätre;
ATIONS MIL1TAIRES
mais la bravoure extraordinaire denos troupes, jointe ä la bonte des dis—posilions, leur lit surmonter les obsta-cles des lieux et du nombre; et l’en-nemi, pressd de tous cötes, fut, auboutde dcux heures de combat, con*traint d’effectuer sa retraite: ce mou-vement retrograde fut saisi; les eff’ortsredoubldrent avec les succes, et la vic*toire fut complete. Deux mille prison-niers et sept drapeaux en furent l’heu-reux resultat.
Cette alfaire, dit le general Soult(dans son rapport asi general en chef),fait le plus grand honneur au generaldaran. L’adjudant-gdndral Gauthrin,chef de 1’etat-major de l’aile droite, s’ydistingua. Les chefs de brigade Mou-ton , de la 3* de ligne, et Godinot, dela 25 e , s’y comblerent d’honneur. Lepremier devanga les plus braves dansl’attaque >i importante de la Verreria.La conduite des troupes et de la plu-partdes officiers fut de möme au-des-sus de tout dloge, par les prodiges devaleur qui se renouvelerent a chaqueinstant.
Cette jonction infiniment heim useacheva de completer cette iournde,l’une des plus glorieuses comme desplus penibles, de tout le mouvementdu gdneral Soult (1). Elle couta ä i’en-
(t) Sur ccs entrefaites, tandis que les Acitri—chicns pliaient sous les efforts redoublds de nosbraves, Assereto, ce deserleur de son pays etdes drapeaux de la libertd, eet homme, que soniufamie condamne ä une espece de cdidbriid,sommaiiGCnes de capituler.
G’^iait sans doute le comble de l’impudenceel le coup de pied de l’&ne, quoique le lio» netot pasmoin arit.
Dans eene ddgofttanle gascon nrnfe, Jules-Do-minique Astereto. en bon Gduois, prophdmaitä ses cornpatrioles qu'il allait, a la leie de <;«*-rante mille hommes de troupes, soulemu s parqualre-xingt mille Aulriebiens, prendre Gene*d'assaut, si »a sommation CUit rc/jtöe.