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Tome cinqième.
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J0UKNA1. DES OPli KATIONS MIHTAIREs

en mesure de reparer ses pertes, etque ies nötres dtaient d’aulant plus ir-reparables, que nos avantages etant leprix du ddvouement le plus entier, lesjourndes de gloire se payaient du sangdes plus braves, de sorte que, tout enbattant l’ennemi, nous nous affaiblis-sions par nos victoires, tandis que re-lativement a nous il se fortifiait mdmepar ses defaites.

L’attaque des positions de l’ennemiä Albissola, la Galera, Ponte-Ivrea etla Moglia, n’ayant pas rdussi, il nerestait qu’ä se retirer. A quoi pouvaitservir de s’arrdter plus long-temps dansd’aflreuses montagnes, oü les troupesdtaient enproieaux privalionsde touteespece, et oü il n’y avait plus que desdangers pour elles? Inddpendammentde ces considdrations gdnerales, il nerestait pas au gdndral Soult trois car-touches par homme; il n’existait pasmdme une once de pain dans toute sadivision. Les horreursde laJaimdlaienttelles, qu’elles avaient rdduit les trou-pes aux dernidres extrdmites. Une Si-tuation serablable ne pouvait pas lais-ser de doute sur le parti qu’il y avait äprendre; aussi le 26, a une lieure dumalin, les troupes recurent-elles l’or-dre de se porter a Sassello, oü le lieu-tenant-gendral, dans la vue, soit d’ar-rdler l’ennemi en l’occupant, soit dele diviser, soit de le porter a faire defaux mouvemens, et de se procurerpar-lä les moyens de donner un peude repos ä ses corps, prit une positionteile, qu’il annoncait une marche versCairo ou Dego.

L’ennemi ne prit cependant pas lechange sur les intentions du gdndralSoult, et aün de ralentir sa marche, ilne tarda pas a l’attaquer, pendant que,fidele a son Systeme, une de ses co-lonries se portait sur 1’Hermette pourpouvoir seconder les troupes deslindes

ä couper la retraite ä celles du gendralSoult. Ce dernier pdndtrant les vues del’ennemi, pressa sa marche pour ar-river rapidement a Gros-Pasto, et s’yrassembler.

Le gdndral Soult n’etait pourtant pasencore en position a Gros-Pasto, et ddjales postes avancds de la 92 e de ligne, quidtait ä la Yerreria, se battaient contredes troupes que l’ennemi avait ddta-chdes de ses camps de la Galera et deSanla-Justina.

Eti arriere de la Verreria, il y a uneposition d’oü l’ennemi pouvaitöter toutmoyen de jonction entre les colonnescoriduites par le gdndral en chef et legdndral Soult. M. de Bellegarde, quela superiorite de ses forces rendit tropconfiant dans cette occasion , negligeade s’en emparer. Quant au gdndralSoult, il prolita d’un brouillard tresepais pour faire reployer ses brigades,et pour s’y porter avec la plus grandepartie de son monde, et quand cebrouillard lut dissipd, l’ennemi nousvit sur deux lignes, debordant sonflanc droit, et places de maniere a cou-vrir Voltrv. 11 n’etait que six heuresdu soir, les troupes ä pelite portde defusil; le combat paraissait indvitable.Ces disposilions en imposerent ndan-moins d l’ennemi. L’affaire ne tut pointengagde, et, dans une immobilitd par-faite, l’on demeura en presence jus-quesapresdix heures.Le gdndral Soultalors, malgre l’excessive faiigue dessoldats, absolument alFamds, oruonnaau gendral Gazan de mettre, a troisheures du matin, 27 germinal, ses co-lonnes en mouvement, et de les diri-ger sur Voltry, en passant par Aren-zano.

Elles arrivdrent ä Lerca et it Aren-zano en mdme temps que les troupesde la division de gauche, avec laquellese trouvait le gdndral en chef, et