Band 
Tome cinqième.
Seite
790
JPEG-Download
 

JOURNAL DES OPERATIONS M1L1TAIRES

t os bijoux, repondit ce capitaine, ! vert d’honneur dans les derniöres af-n’en ai pas besoin pour faire pour vous j faires, et qui , ä l’entröe de la nuit,ce que vous n’avez pas su faire pour

moi. L’un des officiers repliqua... JYousavions perdu la Ute.—La tele! repliquale capitaine, on n’estpas fait pour eireotjicier, quand on peut perdrela Ute au-trement que par un boulet de canon.

L’ennemi laissa soixante morts dansSaint-Pierre d’Arena; nous perdimesquarante hommes pris et trente-cinqblessös ou lues.

Le chef de brigade Godinot, com-mandant la 25 e legere, s’ötant tropavance pour reconnaitre l’ennemi, futpris dös le commencement de l’affaire.II fut öchangd le surlendemain contrele colonel du rdgiment de Nadasti.

Cette altaque de Saint-Pierre d’A-rena fut combinee avec une autre querennend fit faire dans le möme rao-ment par un bataillon des chasseursd’Asprcs, sur la position des Deux-Freres, que defendait la 97 e de ligne,et d’ou, apres une heure de combat,il fut repousse avec perte.

Le möme jour, le general Miolis fitfaire de fortes reconnaissances dans leBisagno, et en avant de la Sturla. Cesreconnaissances avaient pour but desuivre diflerens mouvemens faits deces cötds par rennend; eiles donne-rcnt lieu a des combats tres vifs, etcoüterent quelques braves.

Le 4, le gdneral en chef, fortementpresse de faire connaitre sa positionau premier eonsul, profita d’une nuitsombre pour lui depöcher le chef d’es-radron Franceschi, aide-de-camp dugenöral Soult, oflicier qui s’etait cou-

(1) Toutes les fois que le temps le permet-tait, le gdndral en eher expddiait des officiers auPremier consul ou au gdndral Suchet. Bcaucoupd’entre eux furent pris: de ce uombre sont lechef d'escadron Drouin, le chef de bataillonLambert, etc. Par son inirdpidild et son iutel-

partit daris une nacelle (1), pour rem-plir cette mission.

Un regiement que le gönöral en cheffit publier, eut pour but de determinertout ce qui tenait ä la police de laplace.

Dans la matinee, un parlementaireanglais etait entre dans le port de Gö-nes, apportant au general Massena unesommalion redigee dans h forme laplus honorable. Le general en chef yröponditen declarant qu’il defendraitla villc jusqu’a la derniere extremite;et fit connaitre le tout aux habitans deGönes par une proclamation.

Le 5, le general Massena, sur la de-mande des göudraux Spital, Gazan etSoult, destitua un oflicier superieur,pour s’ötre permis devant sa troupequelques propos de nature ä la decou-rager. II crut aussi devoir le mötnejour ranimer, par les nouvelles suivan-tes, l’esprit public de Gönes.

MASSENA , GENERAL EN CHEF, AUX I1A-B1TANS DE LA VILLE DE GENES.

« Le general Oudinot, chef de l’etat-» major-general, est arrive pres du ge-» nöral Suchet.

» II est faux que le general Suchet» ait etö battu; il a repoussö l'enncmi,» et au lieu d’avoir perdu mille hom-» mes ä la derniere aflaire, il a fait trois» cent« prisouniers; il arefu et regoit» des renforts de France .

» Les armees du Rhin et de reserve» ont, du se mettre en mouvemcul du

ligence, le premier ^tait differentes fois parvenuä braver ou ä tromper les vaisseaux qui for-maient le blocus de Genes ; et principalementdans une mission difficile et importante, dontil fut chargd pour la Corse, et qu’il remplit par-faitement.