DÜ SIEGK ET l)D BEOCÜS DE GÄNES.
» cemment ä Bisagno et ä Casteletto.
» lis sont bien criminels, les mili-» taires qui s’abandonnent ä une con-» duite aussi atroce, et qui aggravent» de celte maniers les maux que la» guerre fait döjä si cruellemcnt pesert> sur les habitans de la Ligurie .
» Au surplus, songez que c’est une» Obligation pour moi de punir et de» proteger, et croyez que je la rempli-» rai tout enliere.
» Je protegerai les citoyens, et je fe-» rai respccter leurs personnes et leurs» propriötes.
» Je punirai les coupables; et dös ce» moment j’ordonne que tous les effets» voles soient restituös; que les auteurs» des vols soient arrötes et traduits ä» une commission militaire; que lesof-» ficiers commandant les compagnies» cantonnöes dans les villages, soient» mis aux arröts forces, et qu’ils soient» destitues, si, dans les vingt-quatre» heures, ils n’ont pas trouve et dösi-» gnö les coupables.
» Soldats, dont la carriere militaire» se compose de bravoure, de priva-» tions, de vertus, ce n’est point a» vous que je m’adresse, et vous ötes» le plus grand nombre; je ne designe» ici que quelques malfaiteurs,qui veu-» lent döshonorer nos armes, et quiv> servent les vues de l’ennemi. »
3, 4, 5 et 6 Flordal.
Le 3floreal, l’ennemi tenta l’enleve-ment des troupes chargees de la de-fense de Saint-Pierre d’Arena.
Son plan, ingenieusement con$u,fut execute avec audace; mais la va-leur franfaise et la presence d’espritd’un seul homme, tirent tourner cetteentreprise ä la gloire de nos armes.
A trois heures du matin, une grandebeure avant le joor, l’ennemi fit passer
la Polcevera ä tout le regiment de Na-dasti. II fila entre Saint-Pierre d’Arenaet Kivarolo; coupa, par ce mouvement,la 5 e lögere, qui tenaitce dernier poste,etla separa des 3 e et 25° legeres, quioccupaient le premier ; a riva par lesjardins ä Saint-Pierre d’Arena, forgalesgardes qui se trouvaient sur sa route,surprit le premier bataillon de la 3 e , etles premier et troisieme bataillons dela 25 e legere, les rejeta sur les hau-teurs et sur la Lanterne, et profita dece moment d’avantage pour prendre ärevers le deuxiöme bataillon de la 25”,qui ötait en position sur la Marine. Lecolonel Nadasti, et l’un des aidcs-de-camp de M. de Mölas, avaient döjä faittrois olficiers de ce bataillon prison-niers, lorsque le göneral Cassagne, avecles premier et troisieme bataillons dela 25 e legere, chargea. Le colonel Na-dasti, deconcertö par ce mouvement,demanda au capitaine Chodron, de la25” (Tun de ses prisonniers), le che-min le plus court pour regagner le pontde Cornegliano. Celui-ci, par une ruseque sa prösence d’esprit lui suggera,lui indiqua un chemin au travers d’unjardin. Ce colonel s’y jeta, quatre centcinquante hommesde son rögiment l’ysuivirent; ä peine y furent-ils entres,que les citoyens Mougenot, capitaine,Henrion, lieutenant, Gautheret, sous-lieutenan t, et Boulogne, chasseur de lamöme demi-brigade, s’emparörent dela porte, et crierent: Bas lesvrmet! Lecapitaine Chodron, changeant de röle,leur dit aussitöt: Messieurs, c’est vousmaintenant qui etes mes prisonniers.
Ce capitaine Chodron avait etö des-habille par les Autrichiens. Au momentoü ils se virent pris ä leur tour, les ofii-ciers de Nadasti, qui ne s’etaient pointopposes ä la maniöre avec laquelle ilavait etö traite, lui ofirirent leurs mon-tres., pour qu’il les ftt respecter. Gar -