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JOURNAL DES Oi‘EKATIONS M1LITAIRES
!es inoyens possibles, surtout par lescspions, les prisonniers qu’on ren-dait, etc.
Les 8 et 9 il n’y eut rien de nou-veau. Ce calme etait celui qui prdc&deles grands orages.
10 Flordal.
Le 10 floreal, ä deux heures du ma-lin , il s’engage une vive fusillade auxavant-posles de la position des Deux-Frhres. Vers trois heures, le feu se ra-lenlit dans cette partie. Avant quatreheures, notre ligne du Ponent cst at-taquee (1); l’action y commcnce parune vive canonnade qui part de toutesles batteries de la Coronata, et de sixchaloupes canonnidres qui prennenten flanc les retranchcmens de la Ma-rine, que defendait le deuxieme batail-lon de la 25 e legöre, a la töte du villagede Saint-Pierre d’Arena.
A cinq heures, les avant-postes dela 5 e legbre sont obligds de se repliersur Kivarolo. L’ennemi Charge troisfois, niais toujours inulilement, les re-tranchemens que les carabiniers denette demi-brigade ddfendaient ä l’en-tree de ce village.
A six heures, l’ennemi se prdsenteä la fois sur toute notre ligne du Le-vant; partout il ddploie des colonnesd’altaque soutenues par de nombreu-ses reserves. Il nous force sur plusieurspoinls, et en faisant descendre duMonte-Faccio des forces trds conside-
(1) Par ces dhposilions el la conduitc des at-laqucs de cclie journde, M. le gdncral Oltorendit hommagc a son prddecesscor, M. defchulembourg, qui, le 13 juin 1716, el avec desforces dg iles, atlaqua de la mcme maniere les(ruupes qui, sous les ordrcs de M. de ßoufflers,defendaient Genes .
Jlais ce n’est pas la seule remarquc que lerapprochement de ces deux journdes fera fairea ceux qui les comparcront. Le militaire obser-
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rablcs, nous enlevi le Monte-Ilatibloque le fort de Rithelieu et s’emparedu fort de Quezzi, dont la ccnstruc-tion n’etait que commencee, et enavant duquel il prerd position. Il tentei’enlevement de la Madona-del-Monte;mais le chef de brigade Vouillemontj manoeuvre avec tant d’habilete , que,malgrc le petit nombre de ses troupes,il conserve sa position.
Dans le möme temps.fennemi pressevivement Saint-Marlin d’Albaro. Par-venü dans les premieros maisons duvillage, il soulient par un feu terrible decroisees celui de ses tirailleurs, qui ar-riventsousleplateau. Nos troupes s’e-branlent; dejä les ordres du generalDarnaud ne sont plus entendus, et sabravoure eclairec n’offre plus qu’unexemple inutile, lorsque le gdndral enchef qui, parcourant toujours tous lespoints de sa ligne, ne peut jamais sefaire attendre lä oii sa presence estnecessaire, et qui souvcnt semble s’yporter par inspiration, arrive accompa-gnd de l’adjudant-gendral Thiebaultetde quelques autres olficiers, qu’il Chargeaussitöt de se joindre au general Dar-naud, pourarröterun tiraillement quidevenait general, et qui, chez nostroupes, est toujours un prdsage de re-traite; pour faire rentrer les hommesdetachds dans leurs compagnies res-pectives; pour renforcer les reservesen diminuant le nombre des eclai-reurs, et pour faire prendre ä quelques
prtfsentent, combien la maniere actuelle de fairela guerrc l’emporle sous les raDporls de l'achar-nemciu dans le combat, de ia duree de Taction,de la complication des opdrations et de leur ra-pidild, sur celles dont respectivcment on faisaitusage alors. En 1800, les Autrichiens firent enune malinee ce qu’cn 17-16 ils devaienl exdculercn deux jours. En 1800, le gbndral Massdua liten trois heures ce qui devait en codier qua-rante-huit a M. de Boufflers,