DD siEGE ET Oü BLOOJS DE GENES. 793
corps une position plus resserröe. Cesmesures retablissent l’afl'aire au poiutque l’ennemi, qui avangait sous lefeu le plus nourri et ä 1a vue de beau-coup de troupes, s’arröte ä 1‘instantoüil cesse (1), et ne tarde pas ä se res-serrer lui-möme, du moment oü il voitmoins de monde.
Vers neuf heures du matin , ä la fa-vcur d’une attaque extrömement vive,et tout-ä-fait inattendue, l’enneminous enleve la position importante desÜeux-Freres (2), d’oü il bloque le fortDiamant, qu'il somme qualre fois dese rendre (3), et d’oü il commandelesouvrages de l’Eperon.
A peu pres a la möme heure, quatreCents Autrichiens, passant la Polceveraa la droite de Saint-Pierre, rejettentsur les hauteurs le premier bataillonde la 3“ legöre qui tenait cette posi-tion , <;t, soutenus par le feu de toutela ligne , penötrent dans ce village
(1) Deux causes peuvcnt avoir produit ceteffel; la premiere e t que le rdtablissement deVordre parmi nos troupes, rnullipliait lrs obs-taclcs pour l'mnemi; la secondc est qu’il pou-vait croirc que nous nous pieparinns a charger.
(2) Apres avoir donnd a diffdrontcs repuscsrcxemple du plus grand courage, le chef de ba-laiilo i Frossaro, commandant la 97 e , a c c tuea cette attaque, en chargeant l’ennemi ä la l6tede ses grenadicrs.
(3) Les rtcux prcnrcres sommalions furentfailes le malin par ie comte de Palfy, et les deuxdcrnieres par le comte de Hohenzollern, dansl’apres-midi.La fcrmetc du commandant Ber-traod, cl la confiance que ne pouvait manqucrde lui donner la valeur si souvent dprouvde dela 41« de ligne, qui composait la garntson decefori, rendircnt loutes ces sommalions inutiles.
Nous ne rapporterons ici que ia dernieresomrnation, et la rcponse qui fut faite.
Copie de la somrnation reiteree, faite par le
lieutenant-general comte de Hohenzollern,
au commandant du fort du Diamant .
«Je vous somme, commandant, de rendre» votre fort dans l'instant; «ans cela, tout est» pret, je vous prends d’assaut, et vous passe au
jusqu’ä la croisee des chemins. Leclief de brigade Godinot les Charge äla töte du troisieme bataillon de la 25’legere, leur tue plusieurs hommes,leur fait vingt prisonniers, et les forceä repasser rapidement lariviöre (4). *
Enfin la 2V= de ligne, qui occupait lerevers de la montagne qui verse dufort de l’Eperon dans le Bisagno, sou-tint pendant plus de deux heures, etavec un avantagedöcide, les effortsd’uncnnemi tres superieur, et finit möme,en lui enlevant le pont de Carega, parlui faire cinquante prisonniers.
Pendant ces operations, qui prirentune partie de la matinee, et durant les-quelles, malgre la pluie la plus abon-dante, le feu ne fut interrompu suraucun point, la flotte combinöe rasaitles cötes, et tirait, afin d’exciter lepeuple ä la revolte; mais tout etaitcontenu par la force et la sagesse desmesures prises.
» fil de l’cpce. Vous pouvez encore obtenir uno» capitulation honorable.
» Devant Ic Diamant, ii quatre heures du soir.
» Le comte de Uohenzollerk. »Reponse du commandant du fort.
« M. le gcndral, i honneur, le bien le plus» eher aux vrais soldals, defend trop imperieu-» sement a li brave gamison que je commandc,» de rendre le fort dont le commandement» m’est confiö, pour qu’elle puisse consenlir a» se ren ire sur une simple somrnation; et j’ai» as-cz a coeur, M. le gdudral, de mdriter votre» esiime, pour vous de larer que la force seule,» et l'impossibilitö de tenir plus long-temps,» pourront me d(Herminer a capituler.
» Signe Bebirand. »
(4) Les rapports des offleiers pris dans cettejournde se sont accordds ä porter a vingt-cinqmille hommes les forces que l'ennemi employacontre nous au nord et dans le Levant, el ädouze ou quinze batailiuns cciles qu’il avaitdans le Poncnt. En effet, comment eüt-il pusulfiresans ctla ä des atiaques si multiplidcs,dans un pays surtoutoü il dtait difflcile qu'unecoionne **H sur plus d'un polntt