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JOURNAL DES OPERAIIONS MILITAIRES
l’on a entendu pendant deux jours unetrds forte can nnade du cötd de Tu-rin ; que l’opinion generale est quel’en-nemi a dtd battu, que les Francais marchent sur Milan . Le mdme espionajoute que le 10 au soir, M. de Melas,ä la töte de dix mille hommes, a passeä Sassello, marchant vers le Piemont .
Le besoin d’encouragement fait re-cevoir ces nouvelles avec avidite.
Vers dix heures du matin, la llotillenapolitaine, arrivde le 17, canonne etbombarde Saint-Pierre d’Arena et es-saie ainsi son eflfet sur les rdduits dequelques pauvres pdcheurs et surquelques palais non habiles ouchangesen höpitaux militaires. Deux corsairesfran^ais sortent du port de Gönes etrepondent au feu de la llotille. IIs sontprotegds dans cette sortie par la batte-rie de la Lanterne et par celle de laMarine etablie ä Saint-Pierre d’Arena.Aubout d’une heure, une des barquesennemies est traversde par un de nosboulets; cette circonstance met ün ace combat ridicule et barbare.
Dans la mdme journde, le cliefdebrigade Pouchin , de la 108% remplacedans le commandement de la place deGdnes, l’adjudant-gdneral Degiovani,qui est particulidrement employe au-prds du general en chef.
Le 19, ä la pointe du jour, la flolil.lenapolitaine bombarde Albaro : son feudure trois ou quatre heures.
L’ennemi fait dans cette journeedifferens mouvemens dans le Levant:ie bruit se repand qu’il est arrivd douzeCents Calabrais ä Nervi.
Le 20, dans l’apres-midi, dix-neufcoups de canon tires par l’amiral an-glais, et quelques ddcharges d’artilleriefaites dans le camp ennemi se font en-tendre et donnent lieu ä diverses con-jeetures.
21 Fforital.
Deux fois ddjä depuisnotre blocus,le Levant avaitdtd pournous un thedtrede victoires. Attaquans et attaqudsnous y avions vu des legions menacamtesse changer devant nous en colonnesde prisonniers limides, et descendrehumblement des cimes qu’elles cou-vraient avec orgueil.
Deux fois, et toujours par reffet descombinaisons du general Massena,l’armee y avait moissonne d’abondanslauriers; mais cette terre amie n’dtaitpoint encore 4puis6e pour nous, et lesvictoires des 17 germinal et 10 flordaldevaient en queique Sorte 6tre eclipseespar une nouvelle victoire plus eclatanteencore.
Une circonstance particuliöre en dd-termina l’inslant: le gdneral en chef,bien rdsolu de profiter du ddpart deM. de Melas, et d’une partie de sonarmde, pour affaiblir encore le corpsennemi qui etait reste chargd de notreblocus, meditait depuis plusieurs joursla maniere de le forcer a s’dloigner ouä se rcnforcer autour de Gdnes pouroperer une plus puissante diversion;mais le point, ou plutöt le moment deson altaque n’etait point encore decide,lorsque, le 20, il refut du general Ottoune lettre par laquelle ce dernier leprdvenait que le jour m6me son canontirerait en rdjouissance d’une victoireremportee sur le gdneral Suchet: cettenouvelle, qui aurait intimide un hommefaible, ou decouragd un homme ordi-naire,produisit sur legdneral Massdnaun effettout contraire. Une noble In-dignation s’empara de son dme, eilel’excita ä venger son lieutenant, et luifournit, avec cette idde mäle et gdae-reuse, tous les moyens de l executc#.
En consequence, et de suite, il ar-rdta pour le lendemain des disposi-