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Tome cinqième.
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HOV JOURNAL DKS OPERATION« MIUTA1RE9

camp de Monte-Creto l’obligeait doncä se retirer sur la Bochetta et en ar-riöre de Y’oltry et de Sestri du Levant,ä 4vacuer Portofino, et a abandonnerl’artillerie qu’il avait ä Cornegliano, eta Sestri du Ponerit, oü meine nousavion < l’esperance de irouver quelquesmagasms.

Itien üe fut n4glig4 pour assurer lar4ussile de cette Operation si majeure,par les r6sullats qu’elle ne pouvaitmanquer d'avoir. C’etait, en quelquesorte, la derni4re tentative que le ge-neral Mass6na pouvait songer ä faire.La nöcessite de contenir le peuple deG6nes, que des souffrances trop pro-longöes aigrissaient tous les jours da-vantage, et que par tous los moyenspossibles on excilait ä la rßvolle, nepouvait plus gubre permettre de sortirde cette place. Le choix des troupeset des chefs se fit avec un soin egal.Les troupes re^urent tout ce qu’il dtaitpossible de leur donner. EnGn, un es-poir fonde faisait d'avance ranger cettejournee au nombre de ceiles qui de-vaient nous laisser des Souvenirs glo-rieux et consolans.

Mais, par un premier malheur, Pen-nemi, qui avait senti l’importance deta posilion de Monte-Creto, y avaitrassembld ou en avait rapprochd unegrande partie de ses forces; cette cir-constar.ce, ignoree par le gendral enchef, ne put donc rien changer ä sesrdsolutions, et le corps desline ä cetteattaque fut divise en deux colonnes.

Celle de droite, composde des 3 e le-gere, et des 2% 3 e , et 62 e de ligne,marchait, sous les ordres du lieutenant-general Soult, sur le camp de Monte-Creto. Elle partit de la porte Romaine,ä huit heures du matin, et se dirigeapar la vallee du Bisagno.

Celle de gauche, command4e par leg6n4ral Gazan , deboucha par le fort

de PEperon; et, passant par les Deux-Fröres, se dirigea sur les Quatre-As,qui se trouvent ä leur droite , et quel’ennemi occupait par de fortes re-doutes, en möme temps qu’il soute-nait ces dernieres par un camp consi-derable.

Les 3 e 14gere et 62' de ligne, for-mant, sous les ordres de Padjudant-general Gautier, l’avant-garde du ge-nöral Soult, commenc4rent le combatvers onze heures du matin. La valeurdes troupes, l’intelligence de leur chef,leur confiance rdeiproque, signal4rentle debut de cette journee par des suc-c4s marquös. Partout l’ennemi ployaitdevant cette petile colonne; et, au boutde plusieursheures d’une marche qu’uncombat continuel rendit extrömementpenible, et apres avoir enlevd deuxcamps etplusieurs retranchemens, eilearriva au camp de Monte-Creto, d4-fendu par de nombreux ouvrages, etpar une ligne de troupes soutenues parplusieurs reserves.

Pendantque l’adjudant-general Gau-tier avait obtenu ces differens succes,la 2i e de ligne, sous les ordres de sonchef, avait attaqud et enlev6, malgrdla plus vigoureuse rdsistance, la mon-tagne de PAspino ä l’ennemi, et setrouvait de cette maniöre seconder lestroupes chargdes sur ce point de laprincipale attaque, et les flanquer.

Dans le m£me temps, la division dugenöral Gazan dtaitegalement aux pri-ses avec l’enncmi; d4jä la brigade dug4n6ral Spital s’etait emparee de sespremi4res positions; d4jä l’on formaitdes pelotons pour suivre, un peu ras-sembl6s, les braves qui marchaient surles redoutes de Pennend, lorsque Po-rage le plus violent et le moins attendusembla tout-ä-coup confondre la terreavec les cieux : des nuages, tellementdpais qu’en se touchant Pou ne se