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Tome cinqième.
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JOCRNAI, BES OPERATION* M1L1T AIRES

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tions , k la (in presque sans chefs,n’ayant plus au mortde que le Senti-ment de l’honneur national, aient en-core 6t6 en 6tat de soutenir plus desoixante-dixcombats oubatailles, aientdötruit ä l’ennemi präs de deux foisplus de monde qu’ils n’etaient de com-battans; lui aient pris plus d’hommesqu’ils n’en avaient ä lui opposer; l’aientsouvent combattu avec ses propres car-touches (1); aient subsist6 de son pain;aient contenu, au milieu de tous ces6vbnemens, une population de plus desoixante mille ämes (2); aient defendupar terre et par mer une ville dans la-quelle il faut, suivant les regles, vingtmille hommes de garnison , et devantlaquclle les Aulrichiens n’ont jamais eutnoins de vingt-cinq mille hommes deleurs meilleures troupes ( 3 ) ; aient vecud’une nourriture que les chiens refu-saient; aient Supporte dans cet etat

(i)Nous ölions a proportion presque au.'sipauvres en munitions qu’cn subsistanccs. Aumoment oii nous lümes bloquös, la cramle demanquer de poudre fut une de cellcs qui oecu-pörenl le plus Jcgönöral en cbef. On trayailladesuite ä en fabriquer, inais on ne put en faire,pendant le blocus, que douze mille livres; lorsde l'övacuaiion, il ne resiait pas dans les arse-naux quatre mille livres de poudre, cellc ava-riöc y comprise, et ccla pour le Service de I'ar-lillerie, de l’infantcrie ct des pieces des cötes(les plus approvisionnöes de toutes), qui pour-tanl ne l'ölaicnt oas ä dix coups ehacune. Si l’onsonge que chaque nuit de bombardemenl nouscoülait pres de deux milliers de poudre, onsentira que si l'ennemi avail connu noire di-setle, quant a cet ohjet, il pauvait en deux joursöpuber toutes nos munitions.

(2; Genes offre une population de centä centvingt mille ämes. Albaro, Saint-Marlin , Bisa-gno, Saint-Pierre d’Arcna, Caslelclto, la Ma-dona-dcl-Jlonte, lous les auires villagcs com-pris dans son enceinle, ct les nombreux indivi-dusqui, detoulclaL'gurie, par raison d’opinionou de crainte, s'iilaierit röfugiös ä Genes lors dela repiise des hoslililös, ajoutaientä ce premiernombre celui de quarante a soixante mille per-toim».

soixante jours de blocus, quarante-cinq jours de siege, quinze jours demarches continueiles oans les rochersles plus diiTiciles, et sur les montagnesles plus cscarpöes; et sanscompter lousles jours de combats qui les ont suivis,toutes les nui ts de bombardement, la la-mine, plus terrible que tous ces maux,et la misere accablante qui y meltait lecomble? Mais aussi quelles pertes de lapart de farmte 1 que d’efforts inouis!et quel futle prix de taut de gloire (i)!Le lieutenant-gdndral Soultfutbless^ etpris. De (rois gdndraux de division , unmourut de l’epidemie (le g6n6ml Mar-bot), et un fut blessd (le general Ga-zan). De six generaux de bfigade, qua-tre furent blessös (Gardanme, Petilot,Fressinet et Darnaud). De douze adju-dans-göneraux, six furent blesses (Ce-risa, Malhis, Ilector, Heille, Gaulier etNoel Iluart); un fut blessd et pris

(3) Non sculoment la ville de Genes fut prö-servdc d une attsque de vive force lant de foisannoncöc, non sculementle peupie fut contenu,mais meme toutes les «pproches de la place fu-rent cnnslamment döfenducs; et il fullut pourccla un triple effort, celui de rdsistcr ä l’cnne-mi, celui de supportT la misere ct celui de lafaire supportera une population decenl soixantemilic ämes. 11 c.-lvrai qu’a la lln du blocus l'ex-ces du mal rendit ce dernier effort peu pömblc.Ce malheureux pcuple, par les effels de la fa-mine, des öpidömies et de toutes les calamitösque peuvent engendrer les guerres les pluscruelles, «Hait röduit ä un «Hat d’anöantissementtcl que la force physique nöcessaire pour yneinsurrection n'cxisiait röellement plus.

(4) Les ravages de cette misöre ne se sons pasbornös ans braves que nous avons perdus a Ge-nes meine, l’endarit plusieurs mois chaque joura ajoutö parmi nos troupes de nouvilles vicli-ines a cellcs que les maladies nous avaientdöjä enlevöes, <t la moindre fatiguc en a eon-duit dans les höpitaux un nombre d’autant plusgrand, qu'il a etö impossible d'empecher quel’inlcmpörance ne suivis de si longucs et de sierm II s privalions. Quant aux hahitans, il encst mort, apres l’övacuation, pres de ceat parjour pendant (rois mois.