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Tome cinqième.
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DÜ SIEGE El 1 DO BLOCUS DE GENES. «iS

nottsVenons de parcourir, nepeutlais-ser aucun doute; vörite qui est recon-niie et avouöe par les amis et les fetine-mis de la gloire franfaise, par ceuxquelle eonsole et qu’elle honore,comme par ceux qu’elle doit le plushumiiier; verite qui est ügalement evi-dente, soit que nous rappelions la Si-tuation des deux armees avant le blo-cus, soit que nous les examinions pen-dant le blocus möme.

Et qu’y a-t-il de plus remarquableet de plus gloricux que ce qui lient äce blocus? Qu; pourra jamais le citersans que l’orgueil national en soitHatte; se rappcler sarisune noble sa-tisfactiou d’en avoir partngö les tfar-vaux, et y penser sans ötonnement?

Menace d'ötre assailli par des forcestotnlement superieuresaux siennes, legönöral Massena, aprüs avoir prevenule gouvernernent de tout, ose (en sa-crifiant ce qui le concerne personnel-lemcnt), attendre l’ennemi dans sesposilions.

II y est attaquö, et, ainsi que celane pouvait manquer d’arriver, forcesur tous les points.

Mais bientöt il reprend 1’ofPensive,et non content de baltre l’enncmi sousles murs de Gönes, il va, avec huit ouneuf mille hommes debiles, jusqu’auxportes de Savone , disputer la victoirea plus de trente mille hommes, choisisdans la plus belle armöe du monde, etlient Campagne pendant quinze jours;les braves qu’il commande tuent oublessent plus de huit mille hommes äl’ennemi; se reploient autour de Gö-

(1) On voit, par cc rapprochenient ä quelle di-version puissanlecetle defense ofrensive de Genes (si cel!e( xpression peutetreadmisejfbrcararmdeimperiale, et combien eile dut favoriser toutesles optotions de l’armee de rd.-erve, ä la tete delaqui He le gfintiral Benhier descendail alors vic-tondusement de» Alpes , et celles du cenlre de l’ar-

nes sans que M. de Mölas parvienne äles t ouper; ramenentpius de six milleprisonniers, et«y rappoftent, entre au-tres depouilleS, sept drapeaux et einerpifeces de canon, gage de leur virtoire.

Tandis que des delails d’adtuinistra-tion et de gouvernernent seinblaientdevoir absorber tous les instans du ge-neral en chef, et que par des travauxpenibles il se cree des ressourees entous genres, l'ennemi, qui regarde sonitiaction comme une preuve de la fai—Messe de ses troupes, vient l’attaquerde nouveau; et semblable au volcan,dont les irruptions soudaines porteutla flamme et la mort dans tous les lieuxqui l’avoisinent, cette poignee de h6-ros, sc rappelant son audace indomp-t6e, multiplie encorc ses victoires, lors-qu’elle semble reduite a une simple de-fensive, repousse l’ennemi partout oüil se presente, l’attaque encore, le forceä chercher sa sürete derriferc de nom-breux retranchemens; le bat partoutoü eile peut le combattre, ou du moinslui fait öprouver, d differentes reprises,des pertes enormes, et force de cettemaniere, a l’etonnement et ä l’admi-ration les ennemis les plus acharnösdu nom frantjais, de la liberte et de lagloire de la r<5publique (l).Qui pouvaitjamais rien attendre de semblable deces tristes debris de l’armöe d'Italie ?Qui aurait cru que, malgrö la dispro-portion la plus marquee des moyens etdes forces, ces malheureux soldats,sans pain et sansargent, sans habits etsans chaussure, souveht sans muni-

mde d'Ilalie commandde par le gtfnSral Suchet.

Il est en effet reconnu que par cctle suitenon interrompue decombats si sanglans, M. d«Mdlas fut a plusieurs reprises obiigö de rafrai-chiret de renforcerles troupes du blocus, et detenir conslamment ses hommes d'Slile autour d»Genes .