80,6 STRATEGIE.
nteale d’optenfions, avec laquelle il Defaut point les confondre.
Pour lier le front stratdgique ä labase, on formera, ä mesure qu’onavancera, la ligne d’etapes et les lignesd'approvisionnemens, dßpöts, etc.
Si la ligne d’operations est un peudendue en profondeur et qu’il y aitdes corps ennemis ä portee de l’inquie-ter, on aura a choisir entre l’attaqueel l’expulsion de ces corps, ou bien äpoursnivre l’entreprise contre l’armteennemie, soit en ne s’inquiteant pasdes corps secondaires, soit en se bor-nant ä les observer: si Ton s’arrtee ä cedernierparli, il en rteulteraun doublefront strategique et degrandsdetache-mens.
L'armte 6tant pres d’atteindre sonpoint objectif et l’ennemi voulant s’yopposer, il y aura balaille: lorsque cechoc sera indecis, on s’arrßtera pourrecommencer la lutte; si l’on remportela victoire, on poursuivra ses entre-prises pour atteindre ou döpasser lepremier objectif et en adopter un se-cond.
Lorsque le but de ce premier ob-jectif sera la prise d’une place d’armesimportante, le siege commencera, Sirarm6e n’est pas assez nombreuse pourcoi.tinuer sa marche en laissant uncorps de siege derriere soi, eile pren-dra pres de la une position strategiquepour le couvrir; «fest ainsi qu’en 1796i’armee d’liaiie, ne comptant pas cin-quante mille combattars, ne putde-passer Mantoue pour penetrer au cceurde l’Äutriche , en laissant vingt-cinqmille ennemis dans cette place, etayant en outre quarante mdle Au:ri-chiens en face sur la double ligne duTyrol ct du Frioul.
Danslecas, au contraire, ou l’armeeaurait les forces süffisantes pour tirerun plus grand fruit de sa victoire, ou
bien qu’il n’y aurait pas de siöge h fai-re, eile marcherait ä un second objectifplus important encore. Si ce point setrouve ä une certaine dislance, il seraurgent de se procurer un point d’ap-pui intermteiaire; on formera doncune base eventuelle au moyen d’uneou deux villes ä l’abri d’insulte qu’onaurait sans doute oecupdes: en ca»contraire, on formera une petite r6-serve strategique qui couvrira les der-ritees et protegera les grands depötspar des ouvrages passagers. Lorsquel’armee franchira des fleuves considterables on y construira ä la häie destetes de pont; et si les ponts se trou-vent dans des villes fermtesde murail-les, on elevera quelques retranche-mens pour augmenter la defense deces postes et pour doubler ainsi la so-liditö de la base Eventuelle ou de la re-serve strategique qu’on y placeruil.
Si au contraire ia bataille a ete per-due, il y aura retraite, aGnde se rappro-cher de la base et d’y puiser de nou-velles forces, tant par les detachemensque l’on attirerait a soi, que par lesplaces et camps retranches qui arrö-teraient l’ennemi ou l’obligeraient ädiviser ses moyens.
Lorsque l’hiver approche, il y auracantonnemens d’hiver, ou bien lesoperaiions seront continuees par celledes deux armtes qui, ayant obtenuune superiorite decidee et netrouvantpas d’obstacles majeurs dans la lignede defense ennemie, voudrait probierde son ascendant: il y aurait alaisCampagne d’hiver; cette resolulion,qui dans tous les eas devient egale-nxent penible poor fces deux armtes,ne presente pas de combinaisows par-ticulieres, si ce n’est d’exiger un re-doublement d’adivitd dans les entre-prises afin d’obtenir le ddnouement leplus prompt.