»u STRATEGIE.
pagnes de Napoleon indiquent commeun des meilleurs systemes, ou dumoins comme les bases de celui qu’ilpräfdrait.
Appliquees plus tard aus immensesi distances et aux conträes inhospita-liäres de la Russie , ces manceuvresn’curent pas 4 la väritä le mäme suc-ces qu’en Allemagne : toutefois ondoit reconnaitre que, si ce genre deguerre ne convient ni ä toutes les ca-pacitäs, ni ä toutes les contrees, ni ätoutes les circonstances, ses chancesn’en sont pas moins les plus vastes, etqu’elles sont reellement fondäes surl’application des principes: Tabus outräque Napoleon fit de ce Systeme, nesaurait dätruire les avantages reelsqu’on pourrait en attendre lorsqu’onsaurait imposer une limite ä ses succäs,et mettre ses entreprises en harmonieavec letat respectif des armäes et desnations voisines.
Les maximes que Ton pourrait don-ner sur ces importantes opärationsstratägiques, sont presque tout entiä-res dans ce que nous venons de diresur les points däcisifs, et dans cequenous exposerons plus loin en parlantdu choix des lignes d’opärations.
Pour ce qui concerne le choix despoints objectifs, tout dependra ordi-nairementdu but de la guerre, du ca-ractäre que les circonstances ou la vo-lonte des cabinets lui imprimeraient,enfin des moyens de guerre des deuxpartis. Dans inaintes occasions oü Tonaurait de puissans motifs de ne riendonner au hasard, il serait plus pru-dent de borner le but de la Campagneä Tacquisition de quelques avantagespartiels, en ne visant alors qu’ä la prisede quelques villes ou ä obtenir l’eva-cuation de petites provinces limitro-phes. Lorsque au contraire on se sen-tjrait les moyens de courir de grandes
chances avec espoirde succes, ce sera,comme Napoleon , ä la destruction dei’armee ennemie qu’il faudra songerOn ne pourrait conseiller les manceuvres d’Ulm et de Jena ä Tarmäe quimarcherait uniquement pour assiegerAnvers . Par des motifs tout diffärens,il n’eüt pas etd prudent de les conseil-ler ä l’armde frarifaise au-delä du Nie-men , ä cinq cents lieues de ses fron-tieres,puisque les chances däsastreuseseussent surpassd de beaucoup tous lesavantages qu’on aurait pu se pro-mettre.
Il est encore une Sorte particuliärede points objectifs qu’on ne sauraitpasser sous silence; ce so>nt ccux qui,ayant pour but un point militaire quel-conque, se rattachent neanmoins auxcombinaisons de la politique bien plusqu’ä celles de la Strategie ; dans lescoalitions surtout il est rare qu’ils nejouentpas un träs grand röle, en in-fluant sur les opdrations et sur les com-binaisons des cabinets: on pourraitdonc les nornmer des points objectifspolitiques.
En effet, outre les rapports intimesqui existent entre la politique et laguerre pour la präpnration decelle-ci,il se presente, dans presque toutes lescampagnes, des entreprises militairesformees pour satisfaire ä des vues po-litiques, souvent fort importantes, maissouvent fort peu ralionnelles, et qui,strategiquement parlant, conduisentä des fautes graves plutöt qu’ä des ope-rations utiles. Nous nous bornerons äen citer deux exemples: Texpädiliondu duc d’Yorck sui Dunkerque en1793, inspiree aux Anglais par d’an-ciennes vues maritimes et commer-ciales, donna aux operations des coa-lises une direction divergente qui causaleur perte, et ce point objectif n’etaithon sous aucun rapport militaire, L’ex-«