STRATEGIE.
jiermanentes, ä cause des places im-portantes qui les couvrent.
Toutes ces combinaisons se rappor-tant plutöt au Systeme des placesqu'aux operations d’une Campagne.
Quant aux lignes de defense ivcntuel-les. on peul dire que toute riviere unpeu large, toute chaine de montagneset tout grand d6fi!6 ayant sur leurspoints accessibles quelques retranche-mens passagers, peuvent 6tre regardescomme des lignes de defense ä la foisstrategiques et tacliques, puisqu’ellesservent ä suspendre, durant quelquesjours, la marche de l’ennemi, et l’obli-gent souvent ä devier de sa marchedi recte pour chercher un passage moinsdifficile; dans ce cas, elles procurentun avantage strategique evident; maissi l’ennemi les attaque de front et devive force, alorsil estconstant qu’ellesont aussi un avantage tactique, puis-qu’il est toujours plus difficile de forcerune armee derriöre une riviere ou dansun poste fort par la nature et par l’art,que de l'attaquer en plaine decouverte.
Toutefois il ne faut pas s’exagerercet avantage tactique, puisqu’on tom-berait dans le Systeme des positions(starke Positionen) qui a cause la ruinede tant d’arm6es; car quelles que soientles difficultes de Pabord d’un camp de-fensif, il est certain que celui qui y at-tendra passivement les coups de sonadversaire Gnira par succomber (1).D’ailleurs, toute position tr6s forte par■>i nature etant d’un acces difficile (2),d est aussi difficile d’en sortir que d’yarriver, et Pennend pourra avec peude monde en garder les issues et blo-quer, pour ainsi dire, Parmee dans sa
(1) li faut obscrver qu’il n’est pas questioniei de camps forlifids, qui font une grande dif-ferente.
(2) !1 est question ici de positions pour Cam-per et non de champs de bataille
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Position avec des t'orces inferieures äses defenseurs; c’est ce qui arrha auxSaxons dans le camp de Pirna , et äWurmser dans Mantoue .
Des positions stratdgiqucs.
Il est une certaine disposition desarmöes ä laquelle on peut donner lenom de position stratögique, pour ladistinguer des positions tuctiques oude combat. Les premieres sont cellesque Pon prend pour un temps donnd,aün d’embrasser le front d’op6rationssur une plus grande 6tendue que celan’aurait lieu pour combattre. Toutesles positions prises derri6re un fleuveou sur une ligne de ddfense, dont lesdivisions seraient ä certaine distance,comptent dans ce nombre : celles queles arm6es de Napoleon avaient ä Ri-voli, Vöronne et Legnago pour sur-veiller l’Adige; celles qu’il avait en1813 en Saxe et en Sil6sie, cn avantde sa ligne de düfense, etaient des po-sitions strat6giques, aussi bien quecelles des arm6es anglo-prussiennes surla fronticre de Belgique , avant la ba-taille de Ligny (1814), et celle de Mas-sena sur PAlbis, le Iong de la l.immatet de l’Aar , en 1799. M6me les quar-tiers d’hiver, lorsqu’ils sont tr6s serreset plac6s en face de Pennemi sans 6trtgarantis par un armistice, ne sont au-tre chose que des positions strategi-ques; tels furent ceux de Napoleonsur la Passarge, dans Phiver de 1807.Les positions journalieres qu’urie ar-m6e prend dans les marches qui ontlieu hors de porl6e de Pennemi, etqu’ort 6tend parfois pour Iui donner lechange ou pour faciliter les mouve-mens, appartiennent aussi ä cetteclasse.
On voit donc que cette denomina-
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