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Tome cinqième.
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STRATEGIE.

tion peut s’appliquer egalement ä tou-tes ies situations dans lesquelles unearm6e se trouverait, soit pour couvrirplusieurs points ä la fois, soit pourformer une ligne d’observation quel-conque, enfin pour toute position d’at-tente. Ainsi les positions etendues surune ligne de defense, les corps etablissur un double front d'operations, oucouvrant un siege pendant quel’armdeopere d’un autre cöte, en un mot j.res-que tous les grands dötachemens com-pos6s de fractions considerables d’unearmde, sont egalement ä ranger danscette catdgorie.

Les maximes que l’on pourrait don-ner sur les divers sujets qui precedentsont en petit nombre, parce que lesfronts, les lignes de defense et lespodtions stratögiques dependent pres-que toujours d une foule de circons-tances combinöes avec les localites quivarient ä 1’inüni.

Pour les uns corame pour les autres,le premier des axiomes sera qu’ils doi-vent offrir des liens sürs de communi-calion avec divers points de la ligned’operations.

Dans la defensive, il est avantageuxque les fronts strategiques et les lignesde defense aient sur les flaues, dem£me que sur le front, de grands obs-tacles naturels ou artiliciels qui puis-sent servir de points d’appui. Les pointsd’appui que peut offrir un front strale-gique se nomment aussi d es pivots d'o-perations, ce sont des bases partiellespour un temps donne, et qu’il ne fautpas confonare avec les pivots d’unemanmuvre. Par exemple, dans la Cam-pagne de 1796, Veronne fut un excel-lent pivot d’operations pour toutes lesentreprises que Napoleon fit autour deMantoue pendant huit mois entiersiwesue etait de mßrne, en 1813, le pi-■vot de tous ses mouvemens. Ces points

sont des places d’armes passageres oaeventuelles.

Les pivots de manceuvres sont descorps mobiles qu’on laisse sur un pointdont l’occupation est essentielle, pen-dant que le gros de l’armde marche äde grandes entreprises; ainsi le corpsde Ney etait le pivot de la manoeuvreque Napoleon fitpar Donavert et Augs-bourg pour couper Mack de sa ligne deretraite; ce corps, porte ä cinq divi-sions, masquait Ulm et gardait la rivegaucheduDanube. La manoeuvre finie,le pivot cesse d’exister, tandis qu’unpivot d’operations est un point mate-riel, avantageux sous le double rap-portslrategique et tactique, et qui sertd’appui pour toute une periode de laCampagne.

Quant ä la ligne de defense, la qua-lite la plus ddsirable, selon moi, estque cette ligne soit aussi peu dtendueque possible; car plus eile sera retr6-cie, plus facilement l’cirmde la couvrirasi eile est rejetöe sur la defensive. IIconvient aus-i que le front strategiqueait une etendue assez bornee pour quel’on puisse reunir les fractions qui lecompo^ent, sur un point opportun,aussi promptement que possible. Pourle front d’operations, il n’en est pastout-a-fait de mßme, car si ce front6tait trop retnki, il serait difficile aune armee offensive de faire des ma-noeuvres strategiques qui pussent ame-ner de grands resullats, vu que ce frontretreci offrirait ä l’armee defensive lesmoyens de le couvrir plus aisement.Toutefois un trop grand front d’opdrations ne convient pas non plus auxsucces des operations strategiques of-fensives: car une dtenduc trop im-mense donnerait ä l’ennemi, sinonune bonne ligne de defense, du moinsdes espaces assez vastes pour se sous-traire aux rfsu'tafs d’une tnnr.Tuvrc