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Tome cinqième.
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STRATEGIE.

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strategique bien combine, d’accablersuccessivement les fractions de l’adver-sairequiviendraients’offriralternative-tnent ä ses coups. Pour assurer la r6us-site de ce mouvcment, on laisserait uncorps d'observation devant la partie del’arm^e ennemie que l’on voudrait seborner ä tenir en echec, en lui pres-crivant de ne point accepter d’en-gagement serieux, mais de se con-tenter de suspendre la marche de I’ad-versaire ä la faveur des accidens duterrain et en se repliant sur l’nrmeeprineipale;

8° Une ligne double peut conveniraussi lorsqu’on a une sup^rioritö telle-ment prononc^e, que l’on puisse ma-noeuvrer sur deux directions sanss’ex-poser ä voir Tun de ses deux corps ac-cabie par l’ennemi. Dans eette hypo-these cecerait une faute d’entasser sesforces sur un seul point, et de se pri-ver ainsi des avantages de la superio-rite, en röduisant une partie de sesforces ä l’impossibilite d’agir. N6an-moins, en formant une double ligne, ilsera toujours sage de renforcer conve-nablement la partie de l’arm^e qui, parla nature de son theätre et par les Si-tuation* respectives des deux parties,serait appeiee ä jouer le röle le plus im-portant.

9° Les principaux dvbnemens desdernieres guerres prouvent la justessede deux autres maximes. La premiere,c’est que deux masses interieures, sesoutenant röciproquement, et faisantface, ä certaine distance, h deux mas-ses superieures en nombre, ne doiventpas se laisser resserrer par rennenddans un espace trop r6tr6ci, ou eilesfiniraient par ötre accablees simulta-

(1) Dans tes dcrniers mouvemens qui prü-deren! Leipzig . NapoVon n’avait plus au fondqu’une seule ligne d’opgraliqns, et ses armCesne formaient plus que des positious stratSgiques

nöment, ainsi que cela arriva ä Napo-leon ä la cdlsbre bataille de Leipzig (I).La seconde, c’est que les lignes inte-rieures ne coivent pas non plus donnerdans l’exc£s contraire, en s’etendant äune trop grande distance, de peur delaisser ä l’ennemi tout le temps deremporter des succes decisifs contreles corps secondaires laisses en Obser-vation. Cela pourrait se faire nean-moins lorsque le but principal que l’onpoursuivr,ait serait tellement decisif,que le sort entier de la guerre en de-pendrait; dans ce cas on pourrait voiravec indifI6rence ce qui arriverait surles points secondaires.

10° Par la m6me raison , deux lignesconcentriques valent mieux que deuxlignes divergentes; les premieres, plusconformes aux principes de la Strate-gie , procurent encore l’avantage decouvrir les lignes de Communicationset d’appiovisionnement; mais pourqu’elles soient exemptes de danger, ondoit les combincr de maniöre ä ce queles deux ermees qui les parcourent, nepuissent rencontrer isol6ment les for-ces röunies de 1’emiemi, avant d’etreelles-mömes en mesure d’operer leurjonction;

11° Les lignes divergentes peuventneanmoias convenir, soit aprfcs unebataille gagnte, soit apres une Opera-tion strategique par laquelle on auraitr^assi ä diviser les forces de son adver-saire en rompant son centre. Alors ildevient naturel de donnerä ses massesdes directions excentriques pour ache-ver la dispersion des vaincus; maisquoique agissant sur des lignes diver-gentes, ces masses se trouveront nean-moins en lignes interieures, c’est-ä-

eentrales; mais le meine exemple qui esl ap-plicable a m pnsitions IV st aussi aux lignes tfo-peratioDS: c’est le meine principe