DK LA GRANDE TACTlQCE ET DES BATAILLE9.
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1 j" Organiser les bataillons ou com-pagnies de marche pour reunir en fais-ceau les hommes isolös ou petits deta-chemens allaat de l’armöe ä la based’opdralions, ou de cette base ä l’ar-rade.
16° En cas de siöges, ordonner etsurveiller le Service des troupes dansles tranchöes, se concerter avec leschefs du gönie sur tous les travaux äprescrire k ses troupes, et sur leur con-duite dans les sorties comme dans lesassauts.
17° Prendre, dans les retraites, lesmesures de pröcaution ndcessairespour en assurer l’ordre; placer lestroupes de relai qui devront souteniret relever celles de l’arriere-garde;charger des officiers d’etat-major in-telligens de la reconnaissance de tousles points oü les arriere-gardes pour-raient lenir avec succös pour gagnerdu temps; pourvoir d’avance k la mar-che des Impedimenta , afin de ne rienabandonner du matöriel; y maintenirsdvörement l'ordre et prendre les prö-cautions pour veiller ä leur süretö.
18° Pour les cantonnemens, en fairela röpartition entre les differens corps,indiquer ä chacun des corps d’armöe laplace d’alarme gönörale, leur prescrireles mesures de surveillance et tenir lamain ä ce que les reglemens s’exöcu-tent ponctuellement.
A l’examen de cette vaste nomen-clature, que l’on pourrait encore gros-sir de bien des articles minutieux,chacun se rdcriera que tous ces devoirssont autant ceux du gönöralissime queceux de l’ötat-major; c’est une vöritöque nous venons de proclamer tout k
(i) Les chefs de 1’artiUerie, du gdnie et de l’administration, prdtendent tous travailler avec legdn£ral en chet et non avec le chef d’elat-ma-lo r. Rien sans doute ne doit empächer ces rap-porls directs de eea autotites avec le glndral en
l’heure, mais il est incontestable aussique c’est pröcisement pour que le gö-nöral en chef puisse vouer tous sessoins ä la direclion supröme des opöra-tions, qn’on lui a dontie un öiat-majorchargö des dötails d’executios, dös lorstoutes leurs attributions sont nöces-sairemcnten communautö, et malheurk l’armöe quand ces autoritös cessentde n’en faire qu’une; cela n’arrive ce-pendant que trop fröquemment, d’a-bord parce que les gönöraux sont hom-mes et qu’ils en ont tous les defauts;ensuite, parce qu’il ne manque pasdans l’armee d’interßts ou de preten-tions en rivalitd avec les chefs d’etat-major (1).
Avant de quitter cet interessant su-jet, je crois devoir rapporter quelquesövönemens remarquables pour faireappröcier toute l’importance d’unebonne logistique: Tun est le rassem-blement miraculeux de l’armee fran-faise dans les plaines de G6ra, en1806; le second est l’entrde en Cam-pagne de 1815.
Dans Tun et l’autre de ces övene-mens, Napoleon sut faire affluer, avecune pröcision admirable, sur le pointdöcisifde la zöne d’operations, ses co-lonnes, qui ötaient parties des pointsles plus divergens, et assura ainsi lesucces de la Campagne. Le choix de cepoint decisif etait une habile combi-naison strategique, le calcul des mou-vemens fut une Operation logistiqueömanöe de son cabinet. Long-temps.on a prötendu que Berthier dtait l’ar- ftisan de ces instructions confues avec *tant de prdcision, et transmises ordi-nairement nvec tant de lucidite; j’ai
chef; mais it doit travailler avec eiles en p.-fhsence du chef ddtatmajor, et lui renvoycrtoute leur correspondancc, autrement 11 y auraitconfusion.