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Tome cinqième.
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jette r^serve en partiej’au momentde donner,»i ölendue en imposea Feil-et de Ia guerre consiste ä>r un effort sup^rieur d’aneilre les pnrties faibles, il estestablement nöcessaire de pous-lvement une armöe baiiue.force d'une armee consisle dansOrganisation, dans l’ensemble re-tanl de la liaison de loutes les par-avec le point central qui les faitroir. Apr6s une defaitc, cet en-ble n’existe plus; l’harmonic entreMc qui combine et les corps qui/ivent exdcuter est detruite; leursrapports sont suspendus et presquetoujours rompus. L’arm£e enliere estune partie faible; l’attaquer, c’est mar-cher a un triompbe cerlain. Quellespreuves de ces v6ritös ne trouvons-.ous pas dans la marche sur Rovcredo,t les gorges de la Brenta, pour ache-■r la ruine de Wurmser, dans la rnar-d'Ulm sur Vienne, dans celle deia sur Wittemberg, Custrin et Slet-1 Cette maxime est souvent ndgli-te par les g6n6raux mödiocres. II4inble que tout l'effort de leur g6nielt le terme de leur ambitiori se bor-aent ä gagner le champ de bataille.Joe teile victoire n’est guere qu’undßplacement de troupes, sans utilitöreelle.

Pour rendre decisif ce choc su-p£rieur d’une masse, il faut que leg6n£ral ne dorme pas moins de soinsau moial de son arm^e. A quoi servi-rait, en eilet, que cinquante millehommes fussent mis en bataille devant

pdennes. Au reste, en donnant un ordre decombat comme le plus avauiageux, ce n’est pasdire que loule victoire scrait impossible, si onne 1 appliquait pas striclemcm: les localiids, lesrausea generales, ta supdrioritb da nombrr, le

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vingt mille, s’ils manquent de l’impul-sion n^cessaire pour enlever et culbu-ter l’ennemi? Ce n’est pas seuiementdu Soldat qu’il s’ag*t, c’est plus par-tit ulibrement encore de ceux qui doi-vent le cmduire. Toutes les troupessont braves lorsque les chefs donnentl’exemple d’une noble Emulation etd un beau dßvouement. Il ne faut pasqu'un Soldat reste au feu par la crainteseule d’une discipline rigoureuse; ilfaut qu’il y coure par l'amour proprede ne pas cdder ä ses ofiiciVrs en hon-neur et en bravoure, et surtout par laconliatice qu’on aura su lui inspirerdans la sagesse de ces chefs et dans lecourage de ses compngnons d’armes.

Un general doit pouvoir compterdans sescakuls sur le dbvouement deses lieulenans pour i'bonneur des ar-mes nationales. Il faut qu'il soit assurt*qu’un ehoc vigoureux ail lieu partoutoü il ordoune qu’il en soit fait un. Lepremier moyen de parvenir ä ce but,c’est de se faire aimer, estimer etcraindre; !e second moyen est de re-mettre entre les muins de ce generalle choix et le sort de ses lieulenans.S’ils sont parvenus ä ce grade par leseid droit del’anciennetfi, on peut d6-cider d’avance qu’ils ne poss^derontpresque jamais les qualitös nßcessairespour en remplir les importantes fonc-tions. Cette circonstance seule peutfaire manquer les entreprises les mieuxconpues.

On voit, par eet expos6 rapide, quela Science de la guerre se compose detrois cornbinaisons generales, dontchacune n’offre qu’un petit nombrede subdivisions ou de chances d’exe-

moral des troupes et des gdndraux, soot des con-sidbralionsqui enirent aussien ligne de compte;et, pour raisouDcr sur une maxime gdndrale, ilfaut admellre que toutes les diauces soieutegales.