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Tome cinqième.
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DB L’ART DE

cution. Les senles operations parfaitesseraient celles qui presenteraienl l’ap-plication de ces trois combinaisons,parce que ce serait l'appücation per-manente du principe General indi^uöplus haut (1).

La premifere de ces combinaisons estl’art d’embrasser les lignes d’op^ra-tions de la mani&re la plus avanta-geuse: c’est ce qu’on nomme commu-nement et iraproprement un plan deCampagne. Je ne vois pas en effet ceque l'on eitlend par cette dthiomina-tion, car il est impossible de faire unplan general pour toule une Campa-gne, dont le premief mouvement peutrenverser tont l’6chafaudage, et dauslequel il serait impossible de pr6voirau-delä du second mouvement.

La deuxi£me branche est l’art deporter ses masses le plus rapidementpossible sur le poirtt d<$cisif de la ligned’opömtion primitive, ou de la ligneaccidentelle. C’est ce qu’on entenuvulgairement par Strategie. La Stra-tegie n’est que le moyen d’exikutionde cctte seconde combinaison, on entrouve les principes dans les chapitressus-mentionn6&.

La troisi&me branche est l’art decombiner l’emploi simultane de sa plusgrande masse sur le point le plus im-portant d’un champ de bataille; c’estproprement l’art des combats que plu-sieurs auteurs ont appele ordre de ba-taille, et que d’autres ont pr6sent6 sousle nom de tactique.

Voilä la Science de la guerre en peu

(1) Les guerres nationales, ou l’on doit com-battre et conqu^rir un peuple entier, soht seulcsune exceplion 4 ces regles; dans les guerres decette espece, II est diffide de soumettre sans sediviser; lorsqu'on veut s’assemblcr pour com-battre, on s’expose 4 perdre les provinces con-quises.

Le moybn 4e parer 4 ces ineonv6ni£ns «st

LA GUERRE.

de mots; c’est pour avoirtit nombre de principes qrnux autricliiens ont 6t6 batt1793 jusqu’ä 1800 et 1805; c’itiöme cause que les genörau:. ».avf.ient perdu la Belgique enl’AHemagne en 1796. ntSouabe en 1799.

Je n’ai pas besoin d’observer ä rlecleurs que je n’ai traitö ici qutprincipes relalifs ä l’emploi des tr<pes, ou la partie purement militai«d’autres combinaisons non moins i«*"portantes sont indispensables pourconduire une grande guerre, ntais •appartiennent ä la Science de gouner les empires, plulöt qu’ä teile ccommander des arm^es.

Pour r6ussir dans de grandes entre-prises, il importe non seulemem decalculer l’6tat respectif des armßes,mais encore celui des moyens de se-conde ligne, qui doivent servir de r^serve et remplacer les pertes de toutespfece, en persontiel et en mat£riel.faut aussi savoir juger l’6tat inl6rdes nations d’apres ce qu’elles aurad£jä eu ä soutenir antörieurement,d’apres la Situation relative de Iä»voisins. 11 n’est pas moins nöces^uirede mettre dans la balance les passionsdes peuples contre lesquels on a ä combattre, leurs institutions et l’atlachement qu’ils ont pour eiles. II faut cai-culer aussi la Situation des provinces.l’&oignement de la puissance qu’onveut attaquer, car les desavantages del’agresseur se mulliplient ä mesure qu’il

d’avoir une armfe qui tienne la Campagne, etdes divisions iudtfpendantes pour orgmiser su.les derrieres. Ces divisions doivent a ! ors etrecommamides par des g4o4raux instruits, bonsadministrateurs, ferme« et jusles, parce queleurs travaux peuveot contribuer, auiant que;la force des armes, 4 soumettre les provinces^qdi leur sont confi4eS,