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Tome cinqième.
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PRINClPKS GEPiißAüX

ofondear de sa ligne.nfln il faut juger la na-jj dans lequel on va porteret la solidit& des alliamcesent se m£nager pour une5 lointaine.

10t, il cst indispensable de. cette Science, mdlange de pod’administration et de guerre,Montesquieu a si bien pose less dans son ouvrage sur les causes'a grandeur et de la decadence des'ins. Il serait difficile de lui assi-des regles fixes, et m6me desipes generaux. L’histoire est la! bcole dans laquelle on puisseaver quelques bons prbceptes, et il>t encore bien rare de rencontrer descirconstances qui se ressemblentassez,pour qu’on doive se regier, ä une cer-'aine bpoque, sur ce qui aurait bte faitlelqucs sibcles auparavant. Les pas-ns des hommes influent trop surbvenemcns pour que les uns n’b-icnt pas lä möme 011 d’autres onti.

pol 6 on connaissaitpeut- 6 tre cettece, mais son mbpris pour les hom-j lui cn a fait negliger l’applicalion.e^n’est pas l’ignorance du sort deambysc oudes legions de Varus qui ausb ses revers; ce n’est pas non plusubli de la defaite de Crassus , du dü-stre de l’empereur Julien ou des re-ltats des croisades; c’est l’opinionjans laquelle il btait que son g£nie luiassurait des moyens incalculables desupßrioritö, et que les ennemis aucontraire n’en avaient point. Il estombb du faite des grandeurs pour/oir oublie que l’esprit et la forcede l’homme ont aussi leurs bornes, etque plus les masses mises en mouve-ment sont Enormes, plus le pouvoirdug 6 nie est subordonnb aux lois impres-criptibles de la nature. Cette veritb,

qui a ete d£montree par 1« resultatsdes affaires de la Kalzbach, de Ben-newitz et de Leipzig möme, ferait äeile seule un sujet d’ 6 tude inte-ressant.

Il n’entre pas dans mon plan de rb-peter ici les pr^ceptes importans queMontesquieu et Machiavel nous ontlaisses sur ce grand art de diriger lesmouvemens des empires; on retrou-vera cependant, dans Je cours de lanarration de ces campagnes celebres,quelques rbflexio ns sur les changemensque les guerres die la rbvolution ont ap-port^s dans les id<$es sur l’organiGationet le dbplacement des forces nationa-les, sur leur emploi et sur les suites quien resulteront probablement dans lesrbvolutions futures du corps politique.Les armees ne sont plus composeesaujourd’hui de troupes recrutees vo-lontairement du superflu d’une popu-lation trop nombreuse; ce sont desnations entiöres qu’une loi appelleaux armes, qui ne se battent pluspour une dbmarcation de frontibres,mais en quelque Sorte pour leur exis-tence.

Cet btat de choses nous rapprochedu troisifeme et du quatrieme sibcle,cn nous rappelant ces chocs de peu-ples immenses qui se dispulaient lecontinent europöen ; et si une legisla-tion et un droit public nouveaux neviennent pas mettre des bornes ä ceslevees en masse, il est impossible deprevoir oü ces ravages s’arröteront. Laguerre deviendra un fleau plus terribleque jamais, car la population des na-tions civilisees sera moissonnee, noncomme dans le moyen-äge, afin deresister ä des peuples sauvages, maispour le triste maintien d’une balancepolitique, et aßn de savoir au boutd’un sibcle si teile province aura unprüfet de Paris , de Petersbourg ou df