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MEM01RES DE NAPOlftON.
fouillemens considerables pres des pilesdes ponts; les pilotis onl besoin de fre-quentes rAparations.
L’artillerie fut chargee d’etablir laddfensedes bauteurs de Nice ; eile lesarma d’une trentaine debouchesäfeu,eil appuyant ces batteries au Poglion,petit torrent qui prend sa source dansles monlicules du troisieme ordre; ilbaigne les murs de la ville. Ces dispo-sitions permettaient de disputer Nice quelque tcmps.
Les militaires attachaient peu d’im-portance ä ces travaux, parce qu’ilspensaient que, si on Atait dans le casd’ötre menacAs dans Nice , l’ennemi scporterait sur le Var, et qu’aussitdtqu’on se verrait au moment d’ötre tour-ne, on serait contraint d’evacuer lnville et de repasser le Var .
Le gAnAral Biron succAda au gAnAralAnselme dans le commandement del’armee d’Italie ; il y resta peu et futremplacA par le general Brunet. Cedernier etait actif et entreprenant. Le8 juin 1793, ce general, fievd’avoirsous ses ordres 20 ä 25,000 hommesd’elitc , et qui brülaient d’impatienceet de palriotisme , prend la rAsolutiond’altaqucr l’ennemi. Son but Atait dele jeler dans la plaine, de s’emparerdu comte de Nice, et de prendre Posi-tion sur la grande chainede montagnesdes Alpes . En consequence, il executadiverses allaques contre les camps eri-nemis. Tout ce qu’il etait possible defaire, les troupes franfaises le fireutdans cettc attaque,L ennemi fut chassede toutes ses positions isoldes; rnais ilse refugia dans toutes les positionscentrales: 1A, il etaitinexpugnable.Legeneral s’obstina, mal ä propos, Atonler de nouvelles attaques sur cepoint. Le resultat fut d’y perdre l’elilede nos troupes, sans causerä rennemique pertc proportionnAe & la nötre.
Nous fiimes, et nous devions l’Atre, re-pousses partout.
§ IT.
Au commencement de l’hiver de1793, 1’armAe d’Italie avait eprouveun autre ecliec : la prcmiAre expAditionmaritime que tenta la rApublique, l’ex-pödition de Sardaigne , tourna ä notreconfusion. Jamais expedition ne futconduite avec plus d’imprAvoyance etmoins de talent.
L’amiral Truguct, qui commandaitl’escadre, Atait mnftre de la mer: ilavait altaquA et brulA la pelite villed’Oneille, qui appartient au roi deSardaigne ; ses Aquipages y avaientcommis des exces qui avaient rAvoltAtoute l’Italie .
Les uns croient que 1’expAdition deSardaigne fut proposee par cet amiral;d’aulrcs, qu’ellc le fut par le conseilexAcutif: mais, dans tous les cas, ilfut chargA en chef de la coneerter etde la diriger.
Le general de 1’armAe d’Italie devaitlui fournir des troupes; il ne voulutpoint lui donner celles qui avaientpassA le Ynr : il mit A la disposition del’amiral 4 A 5,000 hommes de la pha-langc marseillaise, qui Atnient encoreä Marseille . Le gAnAral Paoli, qui com-mandait en Corse, mit aussi A sa dis—Position trois bataillons de troupes deligne, qui Atnient dans cette ile. Laplialangc marseillaise Atait aussi in-disciplinee que lAclie, la compositiondes ofliciers aussi mnuvaise que cclledes soldats; ils tralnaientavec euxtousles dAsordres et les excAs rAvolution-naires. 11 n’y avait rien A attendre depareilles gcns: mais les trois bataillonstirAs de la vingt-troisiAme division,etaient des troupes d’elite.
I)ans le courant de dAcembre, l’ami-