Band 
Tome sixième.
Seite
121
JPEG-Download
 

MARENGO.

121

aulricluennes appartiemlra ä l’avmdeautrichienne ; 2° celle des calibres etdes fonderies italiennes, pidmontaises

frangaises, ä l’armee frangaise;

les approvisionnemens de boucheseront partagds •, moitie sera ä la dis—Position du commissaire ordonnateurde l’armee frangaise, et moitie ä celledu commissaire ordonnateur de l’ar-^ee autrichienne.

10. Les garnisons sortiront avec lesHonneurs militaires, et se rendront,av ee armes et bagages, par le plusoourt chemin, ä Mantoue .

11. L’armde autrichienne se rendraa Mantoue par Plaisance en trois co-lonnes : la premiere, du 27 prairialau 1" messidor (du 16 au 20 juin), lasecotule, du 1°' messidor au 5 messi-dor (ou du 20 au 2 k juin); la troisieme,

du 5 au 7 messidor (ou du 2k au 26juin).

12. Messieurs le general Saint-Ju-lien, de Schvertinck, de l’artillerie; diBrun, du gdnie; Telsiege, commissairedes vivres; et les citoyens Ißejean, conseiller-d’etat, et Daru, inspecteur desrevues; l’adjudant - general Lc'opokStabenrath, et le chef de brigade d’ar-tillerie Massel, sont nommds commis-saires, ä l’effet de pourvoir ä l’execution des articles de la presenUConvention, soit a la formation desinventaires, aux subsistances et austransports, soit pour tout autre objet

13. Ancun individu ne pourra ötr<maltraite pour raison de Services ren-dus a l’armee autrichienne, ou pouopinions politiques. Le general eichef de l’armee autrichienne fera relächer les individus qui auraient dtarrdtes dans la republique cisalpinepour opinions politiques, et qui S'trouveraient dans les forteresses sou«on commandement.

M, Quelle que soit la rdponse d

Vienne , aucune des deux armees nepourra attaquer l’autre qu’en se pre-venant dix jours d’avance.

15. Pendant la Suspension d’armes,aucune armee ne fera des detachemenspour l’Ailemagne.

Alexandrie , le 26 prairial an VIIIde la republique frangaise (15 juin1800).

Signe, Alexandre BERTIIIER;

Melas, general de cavalerie.

Le gdneral Mdlas agit conforme-ment aux interöts de son souverain,en sauvant le fond de l’armde autri-chienne; et rendant des places, qui,mal approvisionndes, mal pourvues degarnisons, ne pouvaient pas faire delongues resislances, et dtre d’ailleursd’aucune utilite, l’armee etant dd-truite.

De l’autre part, le premier consulconsiddrait qu’une armee de vingtmille Anglais allait arriver ä Gdnes; cequi, avec les dix mille Autrichiens quietaient restes dans cette place, formaitune armee; que, sans aucune placeforte en Italie , la position des Fran-gais dtait chanceuse; qu’ils avaientbeaucoup souffert aux batailles deMontebcllo et de Marengo; qne l’ar-mee frangaisc de Gdnes et celle deSuchet avaient dgalement fait de gran-des pertes, tant avant le siege, quependant sa duree, tant pendant lesmouveinens sur Nice , qu’a la pour-suite des Autrichiens; que le generalMelas, en passant le Tanaro , dtait pourplusieurs jours a l’abri de toute atta-que; qu’il pouvait donc parfaitementse rallier, se remettre, et qu’une foisl’armee autrichienne rdorgarnisee, ilsuflirait qu’il surprtt une marche d’a-vance, pour se degager, soit en se je-tant sur Gdnes, soit eD gagnant par