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une marche de nuit la Stradella ; quesa grande superiorite en cavalerie luidonnait beaucoup d’avaiitages pourcaclier ses mouvemens; et que, enfin,si l'armee autricliienne , perdant mfi-me son artillcrieet ses bagages, parve-nait ä se degager, il faudrait bien dutemps et bien des peines pour repren-dre taut de places fortes.
§ X.
Le genüral Suchet, avec son corps,se dirigea sur Gönes, et cntra le 24juin dans cette ville, que lui remit leprince de Holienzollern, au grand de-plaisir des Anglais , dont l’avant-gardevenantde Mahon, etaitarrivüe ä la vuedu port, pour prendre posscssion decetle place. Les places de Tortone ,Alexandrie, Coni, Fenestrelles, Milan ,Pizzighitone, Peschiera , Urbin etFer-rare furcnt successivement rcmises ä1’armee franpaise , avec loule leur nr-tillerie. L’armüe de Mdlas traversa laStradella et Plaisance, par divisions, etreprit sa Position derricre Manloue.
La joie des Pidmonlais, des Genois,des Italiens, ne peut s’exprimer; ils sevoyaient rendus ä la liberte, sans pas-ser par les horrcurs d’une longue- guerre, que düja ils voyaient reporleesur leurs frontiüres, et sans dprouvcrles inconveniens de siege de placesfortes, toujours si desnslreux pour lesvilles et les campngnes environnantes.
En France , cetle nouvelle parutd’a-bord incroyable. Le premier courrier,arriv£ ä Paris , fut un courrier du com-merce : il porlait la nouvelle que l’ar-mee franpaise avait etc* battuc; il etaitparti le 14 juin , entre dix bcures etmidi, au moment oü le premier eon-sul arrivait sur le cliarnp de bataille.La joie n’en fut que plus grande,quand on npprit la victoire remportüe
par le premier consul, et tont ce queses suites avaient d'avantageux pourla republique. Los soldats de 1’armeedu Ithin l'urent honteux du peu qu’ilsavaient fait; et une noble Emulation les poussa ä ne conclure d'armistioe,que lorsqu’ils seraient maitres de toutela Jiaviere.
Les troupes anglaises, entassees surle rocher de Mahon, furent en proie äde notnbreuses maladies, et perdirentbeaucoup de soldats.
Peu de jours apres cette cülebrejouriuüe du 14 juin, tous les patriotesItaliens sorlirent des eachots de l’Au-triche, et entrerent en triomphe dansla capilale de leur palrie, au milieudes acclamations de tous leurs compa-trioles, et des Ftea el liberalere d’eli’Itaiia!
§ XI.
I.e premier consul partit le 17 juin.de Marengo, el se rendil ä Milan , oüil urriva de nuit: il Irouva la ville illu-minee, et dans la plus vive allegresse;il declara le rctablissement de la re-publique cisalpine ; mais la Constitu-tion qui l’avail güree, (Staut suscepti-ble de moditication, il etablit un gou-vernement provisoire, qui laissait plusde facililüs pour terminer, a la paix,l’organisalion complele et definitivede cette republique. 11 chargea l’or-donnutcur Petiet, qui avait ete miuis-tre de la guerre, en France , de rem^plir les fonclions de ministre de Fran-ce , pres la republique cisalpine, d'endiriger l’administration, et de pouf'voir aux besoins de 1’armee franpaise-en surveillant et en s’opposant a toU Äles abus.
La republique ligurienne tut au^reorganisee, et r&iequit son indtpe 1 *-'dance. Les Autrichiens, lorsqu’ü®