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Tome sixième.
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DIPLOMATIE.

GUEURE.

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portans. Mais l’archiduc ne sut pastirer parti des circonstances, il n’atta-fi ua P a s avec vigueur le corps de Gre-Hier, qui ne p er qjt q Ue quelques een-taines de prisonniers et deux pieces nsc anon. Le lendemain 2 decembrc, ilne fit que de petits mouveraens, nefi®passa pas Haag, et donna le temps a1 arrnee frangaise de se rallier et der nvenir de son etonnement. Il payach er cette laute, qui fut la premierecause de la catastrophe du lenderaain.

Moreau ayant eu la journee du 2P°Ur se recoimaitre, espera avoir letemps de reunir son armee. Il envoya1’ordre a Sainte-Suzanne, qu’d avaitnaal a propos laisse sur le Danube , dese porter avec ses trois dlvisions surt^eysingen ; elles ne pouvaient y ^trearrivees que le 5; a Lecourbe, de mar-cfier toute la journee du 3 pour s’ap-Procher sur la droite et prendre, äEbersberg , les positions qu’occupaitRiehepanse, aßn demasquerle debou-bhe de Wasserbourg ; il ne pouvait yarriver que dans la journee du 4; äRichepanse et ä Decaen, de se porterau ddboudid de la fordt de Hohenlin-den , au village de Altenpot; ils devaient. operer ce mouvement dans la nuitpour y prevenir l’ennemi; le premiern’avait que deux lieues ä faire, ledeuxieme que quatre. Le corps deGrenier prit position sur la gauche deHohenlinden : la division Ney appuyasa droite ä la Chaussee, la divisionHardy au centre, la division Legrandobserva Lendorf et les debouches del’Issen; la division Grandjean, dontle general Grouchy avait pris le cotn-hiandement, coupa la chaussöe, ap-puyant la gquehe ä Hohenlinden elr efusant la droite le long de la lisiere dnbois. Lar ces dispositions, le gendra]Moreau devait avoir, le 4, huit division«cn ligne-, le 5, il en aurait eu dix, Mai*

l’archiduc Jean, qui avait deja commiscette grande faute de perdre la jour-nee du 2, ne commit pas celle de per-dre la journüe du 3. A la pointe dujour, il se mit en mouvement; et lesdispositions du general frangais pourreunir son armde devinrent inutiles;ni le corps de Lecourbe, ni celui deSainte-Suzanne ne purent assister a labataille; la division Richepanse et cellede Decaen combattirent desunies; ellesarriverent trop tard, le 3, pour defen-dre l’entrde de la fordt de Hohenlin-den .

L’armöe autrichienne marcha aucombat sur trois colonnes; la colonnede gauche de dix mille hommes, en-tre l’Inn et la Chaussee de Munich, sedirigeant sur Albichengen et Saint-Christophe; celle du centre, forte dequarante mille hommes, suivit laChaussee de Mühldorf ä Munich , parHaag vers Hohenlinden ; le grandparc, les equipages , les embarras sui-virent cette route, la seule qui futferree. La colonne de droite, fortede vingt-cinq mille hommes, com-mandee par le general Latour, devaitmarcher sur Brückrain; Kienmayer ,qui, avec ses llanqueurs de droite, fai—sait partie de ce corps, devait se por-ter de Dorfen sur Schauben, tournertous les deliles et etre en mesure dedüboucher dans la plaine d’Amzing, oül’archiduc comptait camper le soir, etattendre le corps de Klenau, qui s’yrendait en remontant la rive droitede l’Iser.

Les chemins dtaient defonces, com-me ils le sont au mois de dücembre;les colonnes de droite et de gauchecheminaient par des routes de traverseimpraticables ; la neige tombait ä grosflocons. La colonne du centre, suiviepar les parcs et les bagages, marchaitsur la Chaussee; eile devanga bientöt