Band 
Tome sixième.
Seite
143
JPEG-Download
 

DIPLOMATIE,

dans les occasions importantes? L’ar-frangaise etait de cent quaranteroille hommes sur le champ d’opüra-tions ; celle de l’archiduc de quatre-vin gt mille hommes, parce qu’elle6tait affaiblie des deux detachemensfl 11 ’eile avait faits contre l’armeegallo-batave et celle des Grisons .^eanmoins, l’armüe autrichienne setr °ova egale en nombre sur le champde Hohenlinden , et triple au combatd’Ampfingen.

La bataille d.e Hohenlinden a ete unef encontre heureuse; le sort de la Cam-pagne y a etü jouü sans aucune com-Linaison. L’ennemi a eu plus de chan-°es de succes que les Franrais; etCe Pendant eeux-ci etaient tellementsup^ricurs en nombre et en qualitü,rnenes sagement et conformü-^ßnt aux regles, ils n’eussent eu au-c Une clvance contre eux. On a dit queMoreau avait ordonnü la marcbe debichepanse et de Decaen sur Altenpot,Pour prendre en flanc l’ennemi 1 celan ’est pas exact; tous les mouvemensdel’armee frangaise, pendant la jour-n6e du 3, etaient ddfensifs. Moreauavait interet ä rester, le 3, sur la de-fensive, puisque, le 4, le gerhral Le-courbe devait arriver sur le champ debataille, et que, le 5, il devait recevoirUn autre puissant renfort, celui deSainte-Suzanne. Le but de ce mouve-^°eut de Hecaen et de Itichepanse,e tait d’empöclier l’ennemi de d£bou-c her dans la forüt, pendant la journeedu 3; il etait purement defensif.

S* la manoeuvre de ces deux divi—Sl °ns avait eu pour but de tomber sur

ln ft

flanc6te

gaucbe de l’ennemi, eile eüt

contraire ä la regle, qui veut que* ne fasse pas de gros detachemens,Lu veille d’une bataille. L’armee fran-se n’avait de r6unies que six divi-sions; c’etait beaucoup hasarder que

— GDERBE. 143

d’en detacher deux, la veille de l’ac-tion. Il etait possible que ce dütache-ment ne renconträt pas les ennemis,parce que ceux-ci auraieut manoeuvresur leur droite, ou auraient döjä em-pörte Hohenlinden , avant son arrivüea Altenpot. Dans ce cas, les divisionsRichepanse et Decaen, isol^es n’eussentete d’aucun secours aux quatre autres.qui eussent ete rejetees au-delä del’Iser; ce qui eüt entrain6 la perte deces deux divisions detachees.

Si l’archiduc eüt fait mareher enavant son Echelon de droite, et nefüt entre dans la forüt, que lorsqne leg6n6ral Latour aurait et6 aux prisesavec le lieutenant-general Grenier, iln’eüt trouvü ä Hohenlinden que la di-vision Grouchy. Il se füt emparü de laforüt, eüt coupe l’armee par le cen-tre, et tournü la droite de Grenier,qu’il eüt jetöe au-dela de l’Iser; lesdeux divisions Richepanse et Decaen,isolües dans des pays difficiles, au mi-lieu des glaces et des boues, eussentete acculees ä l’Inn ; un grand düsas-i tre eüt frappe Farmüe frangaise. G’e-tait mal jouer, que d’en courir leschances; Moreau etait trop prudentpour s’exposer ä un pareil hasard.

Le mouvement de Richepanse et deDecaen devait s’achever dans la nuit,mais il eüt fallu que ces deux divisionsmarchassent rüunies. Elles etaient aucontraire separües, et fort üloignüesl’une de l’autre, dans des pays sanschemins et en decembre; elles errü-rent toute la nuit. A sept heures dumatin, le 3, lorsque Richepanse, avecla premiere brigade, arriva en avantde Saint-Christophe, il se trouva coupüde sa deuxieme brigade; Fennemis’etait place ä Saint-Christophe. Cegeneral devait-il poursuivre samarche,ou retrograder au secours de sa se-conde brigade? Cette ouestion ne