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Tome sixième.
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4*2 urtsroiUEs de napolüon.

Ces deux corps d'observation, quin’elaient ensemble que de trente-cinqmille liommes, occuperent l’armöemayengaise et les corps de Simbschen,Klenau, Reuss et Davidowich, soixan-te-dix mille hommes; lorsque, par uneffet oppose, ils permirenl aux deuxgrandes armes frangaises, qui ötaientdestinees ä entrer dans les etats herö-ditaires, de tenir röunies toules leursforces.

Augereau. Le gcnöral Augereau arempli le röle qui lui avait öle assigne.Ses instructions lui ordonnaienl de setenir toujours en arriere, afin de nepas s’exposer ä ötre attaque par undötachement de l’armöe de l’archiduc.Au reste, son combat de Burg-Ebe-racb, le 3 döcembre, jour möme de labataille de Hohenlinden , est fort ho-norable, ainsi que les combats qu’il asoutenus plus tard en avant de Nürem-berg, oü il a eu ä lütter contre desforces supörieures. Mais s’il se fütmieux penetre du röle qu’il avait aremplir, il eüt övite des engagemens;ce qui lui devenait facilc, en ne pas-sant pas la Rednitz . Cependant sonardcur a etö utile, puisqu’elle a obligel’archiduc ä dötacher le corps de Kle-nau, pour soutenir l’armöe mayen-gaise.

Moreau. La marche du general Mo-reau sur l’Inn est defectueuse ; il nedevait pas aborder cette riviere sursix points et sur une ligne de quinze ävingt lieucs. Lorsque l’armee, quivous est opposöe, est couvcrtc par unfleuve, sur lequel eile a plusieurs tötesde pont, il ne faut pas l’aborder defront. Cette disposition dissömine vo-tre armöe, et vous exposc ä ötre cou-pö. Il faut s’approcher de la riviereque vous voulez passer, par des co-lonnes en öchelons, de Sorte qu’il n’ywtqu'uue seule colonne, la plus avan-

cee, que l’ennemi puisse attaquersans pröter lui-mömele flanc. Pendantce temps, vos troupes legeres borde-ront la rive; et lorsque vous serezfixe sur le point oü vous voulez passer,point qui doit toujours ölre eloignöde J’öchelon de töte, pour mieuxtromper votre ennemi, vous vous yporterez rapidement et jeterez votrepont. L’obscrvation de ce principeetait tres importante sur l’Inn, le ge-neral frangais ayant fait de Munich son point de pivot. Or, il n’y a de Mu-nich ä l’endroit le plus prös de cetteriviere, que dix lieues; eile court obli-quement, en s’öloignant toujours da-vantagc de cette capilale, de sorte que,lorsque l’on veut jeter un pont plusbas, on prüte le flanc ä l’ennemi. Aussile general Grenier se trouva-t-il fortexposü dans le combat du 1 er döcem-bre; il fut oblige de lütter deux jours,un contre trois.

Si le göneral frangais voulait occu-per les hauteurs d’Ampfingen, il ne lepouvait faire qu’avec toute son armöe.11 fallait qu’il y röunit les trois divi-sions de Grenier, les trois divisions dela reserve, et la cavalerie du gönerald’IIautpoult, plagant Lecourbe enöchelons sur la droite. Ainsi rangöe,l’armöe frangaise n’aurait couruaucunrisque; eile eüt battu et pröcipitö dansl’Inn l’archiduc. Avec une armee, quieüt ete möme superieure en nombre,les dispositions prises eussent öte dan-gereuses. C’est de Landshut qu’il fautpartir, pour marcher sur l’Inn.

Pendant que le sort de la Campagnese döcidait aux champs d’Ampfingenet de Hohenlinden , les trois divisionsde Sainte-Suzannectles trois divisionsde Lecourbe, c’est-a-dire la moitiö del’armee, n’etaient pas sur le champ debataille. A quoi bon avoir des troupes,lorsqu’on n’a pas l’art de s’en servif