Band 
Tome sixième.
Seite
153
JPEG-Download
 

DIPLOMATIE. — GÜERRE .

153

dans la vallee de la Brenta; et des le 9,il se trouvait en communication avec1 armee d’Italie, par Roveredo . L’armöeautrichienne , au contraire, s’affaiblis-Sft it de plus en plus. Interieure d’untiers, des 1’ouverture de la Campagne,a l’armee frangaise, eile avait depuis

eprouve de grandes pertes. Le combatde Pozzolo lui avait coüt6 beaucoupde morts et de bless6s, et ses pertesee prisonniers, s’elevaient de cinq üs 'x mille hommes. Les garnisons |QU’eile avait laissees dans Mantoue , jPeschiera, Verone, Ferrare , Porto- j^egnano, l’avaient beaucoup raluite.Toutes ces pertes la mettaient horsd’ötat de tenir aucune ligne devant1’armee francaise. L’Adige une foisPasse, Farmee autrichienne fut obligeed’envoyer une partie de ses forcesPour garder les d^bouchds du Tyrol;et ces troupes se trouverent occupeesPar l’armee des Grisons , qui arrivait endgne. Le general Baraguey d’IIilliersetait ä Botzen. A tous ces motifs dedecouragement se joignit la nouvellede l’arrsvee de l’armee du Rliin auxPortes de Yienne. En unmot, il fallaitque l’armde autrichienne füt bien Fai-ble et bien decouragee, puisqn'elle negarda pas les hauteurs de Caldiero , etlaissa franchir ä Farmee frangaisetous les points qu’elle lui pouvait dis—Puter. Aussilot que cette derniere eut

Passe la Brenta, M. de Bellegarde re-uouvela la demande d’un armistice.

Le general Marmont et le colonelSubastiani furent charges par le gene-ral en chef de le ndgocier. Les ordresies plus positifs du premier consulPortaient de n’en faire aucun, quetorsque l’armee francaise serait sur l’I-sonzo, afin de bien couper 1’armee

autrichienne de Yenise; ce qui l’eüt°tdigee de laisser une forte garnisond»ns Witte ville, dont les habitans n’e-

taient pas bien disposes pour les Autri-chiens. Cette circonstance pouvait pro-curer de nouveaux avantages a Farmeefranpaise. Mais le premier consul avaitinsiste surtout pour ne rien conclure,avant qu’on n’eütla place de Mantoue .Le general fran§ais montra, dans cettenegociation, peu de caractere, et ilsigna, le 16 janvier, l’armistice äTrdvise.

Brune renonga de lui-möme ä de-mander Mantoue ; c’etait la seule ques-tion politique. Il se contenta d’obte-nir Peschiera, Porto-Legnano, Fer-rare , etc. Les garnisons n’en etaientpas prisonnieres de guerre; eilesemmenaient avec eiles leur artillerie,et la moitid des vivres des appro-visionnemensde ces places. La flottillede Peschiera , qui appartenait de droit aFarmee francaise, ne fut pas mdmelivrde.

La Convention de Trdvise porta lecachet de la faiblesse des negociateursqui la conclurent. Il cst evident quetoutes les conditions etaient k l’avan-tage de l’Autriche . Par suite des suc-ccs que Farmee francaise avait obte-nus, et en raison de sa supdrioritdmimerique et morale, Peschiera, Fer-rare , etc., dtaient des places prises :c’etaient donc des garnisons formantun total de cinq ä six mille hommes,de Fartillerie, des vivres, et une flot-tille, que Fon rendait ä des ennemisvaincus. La seule place qui püt tenirassez long-temps, pour aider l’Autri-che ä soutenir une nouvelle Campagne,etait Mantoue ; et, non seulement cetteplace restait au pouvoir des ennemis,mais on lui accordait un arrondisse-ment de huit Cents toises, et la facultede recevoir des approvisionnemensau-delä de ceux necessaires ä la gar-nison et aux habitans.

Au mecontentement que le premier